Mesdames et messieurs, nous venons de traverser quelques perturbations indépendantes de notre volonté et nous vous annonçons un retour progressif à la normale. Nous vous remercions de votre compréhension et espérons vous revoir bientôt dans ce blog.

C’est un peu con comme entrée en matière mais que voulez-vous, je viens de vivre cinq jours de folie avec du monde chez moi, une réception hier (toujours chez moi) et là, je n’apprête à partir à passer la journée à Biscarrosse, aller et retour dans la journée, afin de me permettre entre autres, de donner plein de nourriture au patron et à Claude. Parce que bien sûr, hier, j’ai fait à manger pour un régiment. C’était un peu fou, je n’ai aucun sens des proportions et ça, ça n’est pas nouveau parce que ça a commencé dès la puberté, il y a bien longtemps. Si longtemps. C’était au siècle dernier dans les années 70. Des années que je regrette tant…

C’est vrai que la question s’est posée au fur et à mesure que je cuisinais, samedi après-midi. Et tant et tant et plus. À un moment, j’ai même décidé de descendre acheter de quoi compléter en faisant une énième tarte-quiche. Quand j’y repense, je me dis que je ne suis pas du tout raisonnable. Que je n’ai aucune conscience des choses de la réalité. Et que j’oublie qu’il y a des gens qui sont en manque. Oui, certains gilets jaunes, il paraît. Bon, eh bien écoutez, ce n’est pas de ma faute et je n’allais pas en inviter chez moi, ça aurait signifié que je serais tombé bien bas. Non, j’ai préféré choisir l’option de donner plein de choses à ceux qui ne manquent de rien comme le patron.

Non, ce n’est pas si facile que ça de choisir de donner aux nantis. C’est une décision mûrement réfléchie et très difficile à prendre. Au moins, comme ça, je n’aurai rien jeté. Oui, parce que, en plus, les gilets jaunes, ils ne sont pas venus m’aider pour les innombrables vaisselles que j’ai faites depuis plusieurs jours. Bon, les riches non plus, ne sont pas venus. Oui, d’accord, je m’enfonce dans du grand n’importe quoi encore ce matin mais que voulez-vous, il y a urgence. Et quand il y a urgence, il y a urgence. Alors, moi, je vous le dis en cent comme en mille, j’ai adoré être un peu le roi de la fête, hier, recevoir tous ces compliments et tout et tout. Le reste, je m’en fous.

Mesdames et messieurs, à partir de la fin de journée qui est prévue dans environ douze heures, quand je rentrerai de Biscarrosse, les choses rentreront dans l’ordre et nous assisterons à un retour à la normale. Enfin, c’est ce que j’espère.