Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa, au féminin, évidemment. Il y a quelques jours de cela, c’était approximativement le 18 juin dernier, à environ 11h15 et trente-quatre secondes, j’ai publié ce que je pense être un bon billet (ils ne le sont pas tous, inutile de chercher à me flatter ni à flatter mon ego, il aime bien ça mais il risque d’y prendre vite goût) intitulé : « on peut savoir pourquoi toujours par 3, 5 ou 7 ? » J’étais presque totalement fier de moi, je m’étais trouvé un certain esprit, comme je peux en être régulièrement capable (d’avoir de l’esprit mais aussi d’en avoir conscience !) et le temps a passé sous les ponts, le camembert a coulé dans sa boîte et du sable est entré sous l’élastique du maillot de bain de bon nombre de vacanciers déjà sur les plages. Oui, parce des gens comme ça, il y en a déjà pas mal, tout le monde le sait.

Tout ça, c’était avant d’être très officiellement mais aussi très élégamment repris par Philippe, qui est venu discrètement ajouter un commentaire au billet dont j’ai parlé dans le premier paragraphe. Il a mis les formes, il a pris les bonnes pincettes et il m’a caressé dans le sens du poil mais il n’en demeure pas moins qu’il m’a bel et bien corrigé et je ne peux qu’avouer que c’était bien mérité. J’ai pêché par excès de confiance, le 18 juin 2019. Et par abus de conscience, également. J’ai affirmé avec force persuasion que le mot impair ne pouvait s’utiliser qu’au masculin et je l’ai moi-même écrit au féminin en l’associant à la discipline que je m’imposais chaque jour. En réalité, j’ai cru faire comme un néologisme mais c’était sans compter que j’aurais dû vérifier avant d’écrire. C’est vrai que ça, c’est quelque chose que je ne fais jamais. Tout comme me relire.

Monsieur Philippe Discret, je vous remercie donc de m’avoir repris (en mains ?) et d’avoir précisé la chose suivante : « Excusez-moi de l'irruption, mais "impair" ne s'accorde pas au féminin ? 
Hum ! Quand on en commet un, certes, c'est un nom avec son genre bien à lui, mais l'adjectif ? Vous auriez des sources*** qui justifieraient l'affirmation ? Et pardon, je n'étais pas là dimanche dernier. 
*** J'ai ouvert le Littré avant de venir commenter. » J’avoue que je ferai nettement plus attention, la prochaine fois, avant d’affirmer quelque chose autour du bon usage de l’orthographe et de la grammaire de la langue française. J’ai pris ce que j’appelle un vent. Vous m’avez donné une bonne leçon. En apparence, je l’ai bien pris mais j’avoue que je suis un peu vexé comme un pou. Je risque d’en avoir pour des semaines à m’en remettre.