C'est écrit

22 janvier 2020

avouer des choses un peu honteuses

Parfois, quand on a des choses à avouer à des gens très proches, comme son meilleur ami ou sa mère, comme c’est mon cas, aujourd’hui, la façon la plus simple, toujours pour moi, c’est de le faire par écrit. Parce que j’ai toujours été plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral. Parce que, sous le coup d’une émotion, je peux bafouiller, quand je parle. Parce que je rougis facilement. Parce que je peux perdre mes mots face à quelqu’un qui va me regarder et qui va peut-être me juger. Et là, comme j’ai quelque chose à lui annoncer, à ma mère, tout à l’heure, je pense que je vais me servir des colonnes de ce blog pour le faire. Avec un peu d’humour, si j’y arrive, la pilule passera mieux.

Maman, puisque tu lis mes billets tous les jours, je voudrais que tu saches qu’il vient de m’arriver quelque chose que je n’ai pas vu venir. Je crois que je suis tombé amoureux de quelqu’un d’autre. Oui. De quelqu’un d’autre. Au point que je me demande si je ne vais pas tout plaquer pour suivre cette personne. Enfin, je vais attendre quelques heures, non, quelques jours pour savoir si je suis sûr de moi et si c’est bien réciproque et alors, je prendrai les décisions qui s’imposent. Je suis tombé amoureux de quelqu’un qui est à la CGT et pas qu’un peu. Pardon ? Si je l’aime pour ses idées ou pour son physique ? Pour son physique, bien sûr mais tu sais, par amour, maman, par amour…

Par amour, on peut aussi adhérer à des idées qu’on aurait pu éventuellement combattre toute sa vie. Par amour, maman, on peut finir par épouser les causes de l’autre. Pardon ? Ça t’attriste ? Je m’en doutais mais que veux-tu, on ne peut rien quand c’est la chair qui décide. Oui, je sais. Ah non, je ne savais pas. Ah bon ? Tu aurais préféré que je sois noir, que je sois juif voire homosexuel ? Ah oui, quand même. Je vois que tu es bien plus fermée que moi, pendant ces dernières années. Mais je pense que ce que tu aimerais, c’est que je sois heureux, non ? Tu ne veux bien que mon bonheur, non ? Parce que moi, j’aimerais que tu sois contente pour moi. Bon, je te laisse penser à tout ça.


21 janvier 2020

hier soir, j’ai eu une idée géniale

Hier soir, en allant me coucher, j’ai eu une idée géniale, une idée de billet pour ce blog et franchement et en toute modestie, je suis sûr que ça aurait été un des meilleurs textes des quelques 2480 oubliés dans ces colonnes. Oubliés ? Non, publiés. Un des quelques 2480 textes publiés dans ces colonnes. Je me demande si mes doigts crochus n’ont pas fourché. Ou si mes doigts fourchus n’ont pas croché. Il y a des moments, peut-être qu’il vaudrait mieux ne pas connaître la vérité des choses. Ni celle des gens. Et donc, pour en revenir à cette idée de billet qui m’est venue en allant au lit, je n’arrive pas à me souvenir de quoi ça parlait. Sauf que pour une fois, c’était vraiment drôle.

Je croyais pourtant que quand on lisait des choses avant de dormir, on avait des chances de bien s’en souvenir, de mieux s’en souvenir. Eh bien, figurez-vous qu’il semble que ça ne soit pas tout à fait le cas, en ce qui me concerne, du moins. Et ça me désole un peu car si je ne peux pas faire confiance à ma mémoire d’éléphant sous prétexte que je pense à un truc important au moment de m’endormir, quand vais-je pouvoir compter sur elle ? Ou alors, me mettre mon ordinateur et Word en perfusion ? Oui mais non. Moi, les piqûres et toutes ces choses qu’on vous enfonce dans le corps, même pour m’aider à me sentir bien, j’ai envie de dire : très peu pour moi. Du moins, pas tant que je peux éviter.

Alors, dans le doute, ce matin, je ne vais pas publier de billet génial. Non, pour ce qui est d’un billet génial, mieux vaut oublier que publier. Je vais me contenter de peu même si « peu », à mes yeux, c’est souvent déjà plutôt bien. Je ne vais pas jouer au prétentieux ni au faux modeste mais là, en l’occurrence, un peu quand même car si je ne me fais pas des compliments moi-même, ne serait-ce que pour m’encourager, qui va m’en faire ? Eh bien, à part moi, personne n’a levé la main. Ni le doigt, alors, affaire conclue ? Ah non, ce n’est pas l’heure de l’émission Affaire conclue, il y a encore une erreur, là. Quand je vous dis que j’aurais mieux fait de me souvenir de mon billet génial, d’hier !

20 janvier 2020

tu es par-dessus les toits

Il n’y a pas que le ciel qui est par-dessus les toits, si bleu, si calme (pas toujours bleu et pas toujours calme), il y a toi, aussi mais toi, tu es bien au-dessus des toits. Tu es au-dessus de tout. Et même si je monte sur un grand escabeau à sept marches, je n’arrive pas à la bonne hauteur pour te voir. Et même si je monte sur l’échelle des valeurs, je suis encore trop petit. Et d’ailleurs, qui suis-je moi, si petit, si nerveux, pour prétendre t’aimer ? N’y a-t-il pas abus de bien affectif ? N’y a-t-il pas détournement de sentiments ? N’y a-t-il pas erreur sur ma personne ? J’aimerais tant qu’on me contredise. Sauf toi. Toi, je n’ai pas envie que tu me dises que rien de tout cela n’est vrai.

Il n’y a pas que le soleil qui est par-dessus les toits, si lumineux, si chaud (pas toujours très lumineux et pas toujours si chaud que ça), il y a toi, aussi car, comme on le dit dans la chanson « you are the sunshine of my life » et si j’ai bonne mine, en ce début d’hiver, c’est bien parce que je me bronze à l’amour que je ressens pour toi et à tes yeux de braise. Risqué-je de me brûler mes ailes et mes îles ? Et alors, si je dois mourir d’incandescence pour toi, si je dois me consumer  pour toi, ça restera une des plus belles morts qui soit. Comme une récompense pour avoir su t’aimer maintenant. Pour avoir su t’aimer autant. Pour avoir su t’aimer. Pour avoir su te rencontrer et ne pas passer à côté de toi.

Il n’y a pas que les oiseaux qui sont par-dessus les toits, si libres et si légers, (tous les volatiles ne sont pas libres et n’ont pas des allures de danseurs dans les airs), il y a cet amour qui me donne des ailes et qui peut-être, un jour, ou une nuit, près d’un lac, quand tout est endormi, me permettront de venir voler jusqu’à toi, alors en plein sommeil des justes. Et d’un froissement de plumes, je viendrai tout doucement me poser près de toi et je te regarderai dormir. Et d’un froissement d’ailes, je t’écrirai combien je t’aime et toi, au petit matin suivant, tu te diras : j’ai fait un rêve étrange mais agréable et tu te demanderas si tu ne reconnais pas la prochaine colombe que tu verras dans le ciel.

19 janvier 2020

insomnuits

À voir tant de gens qui dorment et s'endorment à la nuit / Je finirai, c'est fatal, par pouvoir m'endormir aussi / À voir tant d'yeux qui se ferment, couchés dans leur lit / Je finirai par comprendre qu'il faut que je m'endorme aussi…

J’ai fait un rêve génial : j’ai rêvé que je dormais ! C’était fabuleux : j’ai dû me coucher de bonne heure, comme d’habitude car moi aussi, longtemps, je me suis couché de bonne heure et j’ai aimé, vraiment aimé me coucher de bonne heure car j’aime aussi me lever tôt et profiter de ces matins calmes quand les autres dorment encore et quand leurs lits soupirent à force de draps froissés. Dans mon rêve, donc, je me suis réellement couché de bonne heure, probablement avec quelques poules et j’ai fermé les yeux et je me suis assoupi et je suis tombé dans les bras de Morphée. Et je suis resté longtemps dans cette inconscience qui nous aide à nous réparer et à nous remettre de nos émotions.

À force de compter les moutons qui sautent dans mon lit / J'ai un immense troupeau qui se promène dans mes nuits / Qu'ils aillent brouter ailleurs, par exemple, dans vos prairies / Labourage et pâturage ne sont pas mes travaux de nuit…

Je n’ai jamais de problème pour trouver le sommeil c’est juste qu’une fois que je l’ai attrapé, il m’échappe, il s’échappe de mes mains et j’ai du mal à le récupérer sauf, éventuellement, en pointillés, en alternance, en zig et en zag. Et dans mon rêve, je n’ai pas eu à me lever pour aller faire pipi. Ni pour regarder l’heure. Ni parce que quelques noctambules alcoolisés avaient envie de crier au monde qu’il faisait nuit et qu’ils étaient heureux d’avoir bu. Ou qui avaient envie de se taper dessus car, probablement, l’un d’eux a pensé qu’ils ne faisaient pas assez de bruit. Et je n’ai pas eu à mettre mon tracassin en route car dans mon rêve, je l’avais revendu sur le Bon Coin, mon tracassin.

Sans compter les absents qui me reviennent dans mes nuits / J'ai quelquefois des vivants qui me donnent des insomnies / Et je gravis mon calvaire, sur les escaliers de la nuit / J'ai déjà connu l'enfer, connaîtrai-je le paradis?...

Dans mon rêve, je ne sais pas, je ne sais plus si j’ai bougé pendant mon sommeil. Je ne sais pas, je ne sais plus si je me suis tourné dans mon lit. Je ne me souviens pas, je ne me souviens plus que mon sommier à couiné et mon oreiller n’était pas aplati comme parfois, au point que je doive me le tapoter et ça me réveille un peu plus que prévu. Dans mon rêve, j’ai dormi, tout simplement. J’ai rêvé que j’ai dormi et surtout, que j’ai bien dormi. Et c’est étrange que je m’en souvienne, de ce rêve. Peut-être parce qu’il était exceptionnel. Sans doute parce que c’est l’un des plus beaux rêves de ma vie. À part toi. Et certainement que toi aussi, tu étais dans mon rêve. C’est pourquoi j’ai bien dormi.

À voir tant de gens qui dorment et s'endorment à la nuit / J'aurais fini, c'est fatal, par pouvoir m'endormir aussi / Mais si s'endormir c'est mourir, ah laissez-moi mes insomnies / J'aime mieux vivre en enfer que dormir en paradis…

18 janvier 2020

au (bon) coin

À vendre : un lot d’environ 600 000 syndicons de la CGT. Attention, ce lot est un lot d’occasion en état un peu pathétique mais si ça intéresse une dictature loin de la France, cette dernière est prête à faire un prix d’ennemi pour s’en débarrasser. Cette vente est assez urgente car il est grand temps de passer à autre chose. À bon entendeur…

À louer : homme de quatre-vingts ans un peu difficile à vivre. L’essayer, ce n’est peut-être pas l’adopter mais ça vaut le coup de tenter sa chance. Si vous avez aimé Tatie Danielle, il y a trente ans, vous aimerez prendre ce monsieur en charge. Caprices, absences intellectuelles, énurésies nocturnes mais également diurnes sont comprises.

À vendre : une bonne centaine de gros mots vraiment très vulgaires destinés à toutes celles et ceux qui ne respectent pas les règles du savoir-vivre. Ça va de « espèce de gros enculé » à « tu le bouges ton gros cul, pouffiasse ? » et pour le gros connard intéressé par ces insultes assez haut-de-gamme, une dizaine en anglais données en bonus.

À céder : 1) une femme battue qui ne peut plus servir à rien tant elle est en mauvais état. 2) deux enfants ayant déjà été utilisés, en particulier lors de leurs cours de catéchisme et lors de certaines fêtes de famille. 3) une chienne prête à tout pour son futur maître. 4) deux beaux-parents déjà morts (prévoir les funérailles) et 5) la police au cul.

À donner : mauvaise foi en pagaille et en vrac / intolérances religieuses et intolérances sociales en kit / un lot de 10 paquets de rancœurs refoulées / une édition rare de Mein Kampf annotée par Jean-Marie L.P. (signature à faire authentifier) / morpions d’élevage mais de bonne qualité / le tout en globalité, lot indivisible. Occasion à saisir.


17 janvier 2020

à la CGT, une bande de syndicons !

Il y une poignée de syndicalistes (une poignée seulement, en comparaison au nombre total d’habitants en France) qui a décidé de bloquer le pays au nom d’une espèce de solidarité soit disant humaniste (humanitaire ?) en nous faisant croire qu’elle agissait au nom de tous les français (travailleurs ou non ?) et moi, ça me hérisse le poil. Quand je vois et quand j’entends ça, ça me donne envie de voter à droite, ce que je n’ai fait qu’une fois dans ma vie, le 5 mai 2002, deux semaines après le 21 avril, sinistre date s’il en est pour bon nombre d’entre nous même si ce bon nombre a tendance à devenir une peau de chagrin avec le temps, les années qui passent et les errances d’un électorat plus capable de suivre les réseaux asociaux qu’autre chose.

Hier, j’ai acheté le dernier numéro de l’hebdomadaire Le Point, chose que je ne fais jamais ou alors, il faut que la une en soit exceptionnelle. Et justement, hier, elle l’était. Avec une petite photo d’un Philippe Martinez pas vraiment à son avantage (l’a-t-il jamais été ?) et un titre bien plus gros que sa gueule moustachue : « Comment la CGT mine la France » sans point d’interrogation car ce n’est pas une question mais bel et bien un constat avec un article assez conséquent. Enfin, j’ai trouvé un média qui est capable de dire certaines choses qu’on n’entend jamais dans les télévisions ou les radios et surtout pas dans les chaînes d’infos, que j’évite malgré tout de regarder pour ne pas avoir à subir des nouvelles ultra partisanes, sans aucun recul et n’ayant pour objectif que de faire le buzz.

Pourquoi être moi-même aussi intransigeant que ce syndicons (mot-valise reliant syndiqués et cons) ? Parce que ma voix ne portera jamais aussi loin et ne fera jamais autant de dégâts que celle de ces gens-là qui sont dans la doctrine du non, dans le besoin de rester campés sur leurs avantages et qui ont des visions si étriquées du monde qu’ils ne savent même plus qu’il y en a un autour d’eux. Dans ce numéro du Point, il y a un excellent éditorial de Franz-Olivier Giesbert qui m’a beaucoup étonné par sa virulence mais surtout par sa clairvoyance. Je suppose que son papier va lui attirer des menaces et que les syndicons vont crier au complot. Maintenant, même moi, si par hasard, l’un d’eux savait lire et voulait me maudire, ma foi, au lieu d’avoir peur, j’en serais plutôt fier.

16 janvier 2020

il paraît qu’elle cacarde pendant qu’il dîne

On dit que l’oie cacarde. Évidemment, ça prête non seulement à sourire mais aussi, à se demander pourquoi on n’y avait pas pensé plus tôt. L’oie cacarde, c’est intéressant mais ce n’est pas une information facile à placer en soirée. Je me vois mal sortir ça pendant un dîner : « Vous reprendrez bien un peu de fromage, vous n’en avez quasiment pas mangé ! Vous avez goûté celui d’Échourgnac ? C’est une trappe d’Échourgnac, fait dans une abbaye où il y a encore plein de bonnes sœurs, on peut y acheter leur fromage et même y dormir mais c’est spartiate et même le petit déjeuner, c’est loin d’être varié et copieux. Non, c’est du lait de vache. Tiens, à propos, est-ce que vous savez que l’oie cacarde ? Oui, l’oie, la femelle du jars, quand elle aboie, elle cacarde. »

C’est vraiment incongru, comme information, non ? C’est-à-dire que là, je ne l’ai pas bien amené du tout. Toute la phrase est bizarre. On pourrait croire que le fromage est fait avec du lait de nonnes (rien à voir avec les pets de nonne) alors qu’il est bel et bien fait avec du lait de vache et le fait de parler de l’oie qui cacarde, ça vient comme un cheveu dans la soupe aux vermicelles. Non, je pense que si on veut briller en société, en particulier lors d’un dîner, plus ou moins mondain, le mieux, c’est de l’amener sur un plateau, cette information. Un truc du genre : « Tiens, pour changer, je vous ai fait du foie gras d’oie parce que le canard, c’est d’un commun ! À propos, vous croyez qu’elle cacarde de plaisir quand on la gave, l’oie ? » Bon, c’est plus dans le thème mais ça reste un peu douteux.

En même temps, on n’est pas non plus obligé de placer sa science pendant un repas avec des amis qui n’en ont peut-être rien à foutre. Mais alors là, s’ils n’en ont cure, de votre intelligence et de votre culture, est-ce qu’on peut considérer que ce sont de vrais amis ? On doit vous aimer pour ce que vous êtes sinon, ça ne vaut pas la peine. La culture, c’est comme le foie gras, ça fait son effet sauf auprès de ceux qui pensent que c’est du pâté de foie. On a les amis qu’on mérite, c’est ce que j’ai toujours pensé et dit. Et moi, je suis gâté. Mais bon, ça ne me dit pas comment je vais placer que l’oie cacarde. Surtout que tout le monde s’en fout, des oies, malheureusement, je crois. Et si l’oie cacarde, est-ce qu’on sait au moins ce que fait le jars pour parler ? L’oie cacarde pendant que le jars dîne.

15 janvier 2020

putain, si je vous dis que je suis calme !

Putain ! Arrêtez de me dire de me calmer puisque je suis déjà calme ! Je ne sais pas ce qui vous prend mais arrêtez de vous imaginer que je suis énervé, bordel ! Je ne sais pas ce qui vous prend par la tête, à chaque fois, de me voir comme quelqu’un qui est toujours à cran alors qu’il n’y a pas plus zen que moi ! Non, vraiment, je suis zen. Et arrêtez de m’emmerder en me disant le contraire. Je suis tellement zen que vous n’arriverez pas à me faire sortir de mes gonds même si vous continuez, même si vous persistez dans votre attitude agressive envers moi. Bande de gonds que vous êtes. Oui, je suis calme. Oui, je suis zen, bordel de merde ! Je suis zen, je suis un jardin japonais à moi tout seul.

Franchement, ça commence à me les gonfler sérieusement, tous ces gens proches de moi qui pensent que je suis quelqu’un d’irascible, qui pensent que je m’emporte pour un rien, pour un oui ou pour un non, pour deux fois rien, pour des broutilles, pour trois fois rien ! Les gens reportent toujours sur les autres leurs propres faiblesses ou leurs propres failles. Moi, je suis d’un calme olympien, toujours, je suis quelqu’un de linéairement serein et les autres, tous ces stressés, tous ces excités des ligaments et des tendons, ils pensent que je suis comme eux, les crétins qu’ils sont. Les barjots du ciboulot qu’ils sont. Moi, je me contente de les regarder vivre et d’entendre leurs couillonnades.

Ah ben non, je ne vais pas leur faire ce plaisir de leur faire croire qu’ils ont raison, ces cons. Je ne vais pas entrer dans leur jeu. Je suis calme et je resterai calme même si je dois être le dernier calme sur cette terre quand il y aura eu l’apocalypse. Mais n’empêche, il faut être sacrément limité des neurones pour ne pas se rendre compte que je suis la zénitude incarnée. Alors, putain de bordel de piano à queue, quand je vous dis que je suis calme, ne me cassez pas les glandes génitales avec vos formules à la mords-moi-le-nœud, chacun chez soi et les moutons seront bien gardés. Fait chier, merde, à la fin. Je suis calme je ne vois pas pourquoi on vient me dire le contraire. Je suis calme.

14 janvier 2020

trois fois plus jeunes, trois fois plus lents

Avant-hier, nous avons commencé à procéder au déménagement de la vie artistique de Claude. Ah bon mais qui est Claude, allez-vous me demander et vous pourriez avoir raison, reste juste à savoir si vous êtes un lecteur (une lectrice) assidu(e) et régulier (régulière) car Claude, c’est Claude. Claude vit avec le patron depuis si longtemps que même moi, j’ai failli être né en même temps que leur histoire !... Sauf que pour eux, ça ne se passait pas le 14 décembre mais le 14 juillet. Enfin, ça, c’est un point de détail de leur histoire dont tout le monde risque de se foutre et en plus, on va me rétorquer que je ne suis pas né le 14 décembre alors que là encore, tout le monde pourrait s’en foutre.

Et donc, Claude, qui a peint, beaucoup peint, énormément peint, toute sa vie ou presque, avait un atelier au deuxième étage de la maison de Cabirol, là où ils vivent, avec le patron et les deux chiens et compte tenu de son état de dépendance de plus en plus importante, il est clair que le pinceau, maintenant, c’est fini et ce, depuis un certain temps. Et comme le patron a prévu de faire aménager le dit atelier en studio, il a fallu tout vider. Hier matin, je suis allé chercher toutes les peintures que Claude avait décidé de jeter avec nombre d’ébauches, d’essais, de répétitions, etc… Ensuite, dans l’après-midi, ma cousine est venue avec un pote à elle, un autre peintre prénommé Claude (décidément !...)

Ce dernier est venu chercher une cinquantaine de toiles vierges, une centaine de feuilles à dessin, des chevalets, un tabouret, des livres… Bref, de la manutention à trois pendant deux heures sans une seule pause. Et hier, ce fut au tour de toutes les œuvres que Claude a voulu conserver qu’il a fallu descendre pour les mettre dans un camion à destination d’un box, près de chez moi. Et là, on a fait venir deux étudiants de 18 ans, plus de trois fois plus jeunes que nous trois, dimanches et nettement plus lents. Cools, quoi. Alors moi, je me suis posé la question suivante : la vivacité est-elle inversement proportionnelle à l’âge ? Doit-on être plus lent parce qu’on est jeune et parce qu’on a le temps ?

13 janvier 2020

courrier en retard

Je reçois tellement de commentaires suite à la parution de mes billets, dans ce blog ; je reçois tellement de mails séparément de la part d’admirateurs et trices qui préfèrent m’écrire discrètement et je reçois tellement de courriers postaux que j ‘ai pris un peu, beaucoup, énormément de retard dans les réponses que je me dois de faire, dans les remerciements que je me dois d’exprimer et dans les autographes que je me dois de signer en n’oubliant pas de joindre une photo décente, évidemment, pas une photo de moi quand je suis tout nu ni en plein rapport sexué. Attention, j’ai bien écrit sexué car c’est bien « sexué » que j’ai voulu dire et non pas « sexuel ! »

Pour en revenir au courrier en retard, je me propose de faire ce que je ne fais pas souvent, dans ces colonnes, prendre deux lettres ou plutôt deux commentaires au hasard et y répondre. Y réagir. Et dire merci. On va commencer par la première qui sera entre mes mains, il s’agit d’une certaine Jany, apparemment de Provence, là où il y a des beaux marchés qui sentent bon la lavande et le thym  frais. Jany me remercie pour tout, me témoigne de son admiration sans borne et me dit que je suis un peu comme un Dieu pour elle. Ma chère Jany, c’est trop. C’est trop, je vous le dis, mais laissez-moi juste finir ma phrase : c’est trop peu ! Et Jany est comme moi, un bec plus salé que sucré. Merci.

Deuxième commentaire que je vais tirer au sort : il s’agit d’une Mymy, je suppose que c’est le diminutif de Mylène. Ou Myrtille. Ou Mir Laine… Peu importe, ce qui compte, c’est respecter ton anonymat, hein, Myriam ? Et Mymy me témoigne de son admiration, non, de son adoration pour moi et me dit que je suis comme une idole, pour elle. Ma chère Mymy, c’est gentil mais j’aurais aimé que tu te prosternes devant mon effigie en forme de totem. Mymy n’est pas difficile, elle n’aime pas les choses qu’elle n’aime pas manger. J’en ai pris note au cas où ça nous arriverait, à elle de venir dîner chez moi. À la seule condition qu’elle ne fasse pas venir des paparazzis en bas de chez moi.