C'est écrit

17 août 2017

un bon coup de propre, ça fait du bien

Eh bien voilà, j’ai repris possessions de mon blog mais peut-être pas de tous mes moyens. Il faut dire et reconnaître qu’avec les grosses siestes que je me tape tous les après-midis depuis quelques temps, ça m’est difficile de faire autre chose et surtout, je suis un peu zombie, après, à chaque fois. Franchement, vous trouvez que c’est une vie, vous, de dormir deux heures (quand ce ne sont pas trois !) chaque jour alors que je pourrais mettre ce temps à profit pour… Je ne sais pas moi, pour… Pour ranger mes affaires dans le dressing et en profiter pour faire du vide, tiens, par exemple ! Non, tout compte fait, je préfère dormir et pour le reste, tant pis, je procrastinerai une fois de plus.

En tout cas, mon blog a retrouvé un peu de sa fraîcheur et moi, ça me fait plaisir. Ça me contente et me satisfait de voir que les problèmes de ces derniers jours semblent derrière nous et ne seront bientôt plus qu’un souvenir à peine plus douloureux qu’une épine de roncier qui pique pendant qu’on veut attraper une belle et grosse mûre mure. Une épine de rosier ou une d’ajonc.  Mais au fond, peu importe, non ? Alors sinon, je vois que les carreaux sont propres et que ça sent bien dans toutes les pièces de ce blog. Ça fait du bien, un bon coup de propre, il n’y a pas à dire. Enfin moi, de toute façon, je n’irai pas dire le contraire puisque c’est moi qui l’ai dit en premier. Et quand je pense que dans les étagères de mon dressing, je pourrais en faire autant… Non, pensons à autre chose, là.

J’apprécie aussi que l’on ait laissé quelques babioles dans le petit frigo de la salle des archives. C’est vrai, ça, un mini esquimau quand il fait chaud, c’est moitié moins de calories sucrées qu’un entier et ça fait plaisir. Un demi-plaisir peut-être mais on ne peut pas tout avoir dans la vie. C’est ce que j’ai dit aux syndicalistes quand j’ai vu la liste de leur revendications très quant-à-soi et pas du tout pour le bien public. Sinon, je vois qu’on a nettoyé de fond en comble le clavier de mon ordinateur. Je vois toutes les lettres, maintenant. Ça ne me sert à rien puisque je pianote sans regarder les touches mais c’est tellement plus joli. Et puis franchement, un O entier c’est toujours mieux qu’un deuxième Q. ce qui fait que tout ça me va. Je vais pouvoir recommencer à écrire un peu tous les jours. 


16 août 2017

le bon compromis

Bon, finalement, je pense avoir trouvé le bon compromis pour mettre fin à cette grève stupide et inutile (à moins que ça ne soit l’inverse) mais bon, ce que je viens de dire, c’est un peu un pléonasme, de nos jours : combien de grèves ne sont-elles pas stupides et inutiles, désormais ?

Je dois l’avouer, j’ai lâché un peu de lest pour retrouver un blog normal, en bon état de marche et tout le toutim. J’ai cédé sur deux choses qui ont fait débloquer une situation qui me semblait dans une impasse dans laquelle il n’était pas possible de faire demi-tour. Ouf, ai-je envie d’ajouter.

J’ai cédé sur le fait de garantir une semaine de vacances entre le 10 et le 16 septembre, histoire de permettre à tout le monde de souffler un peu et de penser à autre chose. J’ai également cédé sur le fait que je ne changerai rien d’autre. Et là, je suis fier de moi. Ce n’était pas gagné d’avance.

Maintenant, après deux ou trois jours un peu difficiles, avant de remettre toutes les machines en marche, j’ai demandé à tout le monde de me donner un coup de main pour vérifier que tout fonctionne, pour donner un bon coup de balai et repartir du bon pied dès demain, jeudi.

Donc, à ce propos, je n’ai rien de spécial à ajouter car j’ai les mains dans le cambouis et donc, pas trop la tête à ça. Enfin, je veux dire, pas trop les idées claires. Je réfléchirai à ce que j’aurais pu dire de plus quand j’en aurai terminé avec cette vérification de tous les boulons de paragraphes en stock.

On va d’ailleurs en profiter pour faire l’inventaire. Je crains un peu car il y a beaucoup de lettres, de signes de ponctuation et de phrases pré-écrites dans les étagères et dans les boîtes qui sont là-bas mais quand on veut quelque chose, on va au bout pour l’avoir sinon, on fait autre chose.

Bon, oui, d’accord, j’ai aussi beaucoup donné de ma personne mais ça, ça devrait rester secret. Je n’apprécie pas beaucoup que des choses intimes sortent de là où elles étaient censées rester. Alors j’aimerais que ça reste entre nous. On n’a pas besoin de savoir que j’ai couché pour faire arrêter cette grève. 

15 août 2017

revendications

Franchement, négocier des revendications avec une poignée de grévistes un jour férié comme le 15 août, décidément, les syndicats ne sont plus ce qu’ils étaient. Et on peut se demander s’ils ont encore conscience d’avoir été. D’avoir connu leur heure de gloire. Oui, en même temps, faire grève en août, avant tout le monde, en septembre, ça a malgré tout un certain panache. Celui du désespoir, certes mais on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a et quand on a peu, on peut peu.

En tout cas, vous allez pouvoir juger par vous-mêmes car voici les principales demandes des représentants du personnel que j’ai rencontrés, ce matin : prime de risque pour les neurones parfois en surchauffe, prime de blanchiment d’idées noires, onzième mois et intéressement aux bénéfices de l’ordre d’un euro cinquante le paragraphe. Je vous passe sous silence la revendication du plus vieux de mes employés : la semaine des quatre jeudis. Non mais, hein, vous ne trouvez pas ?

La seule chose que j’ai acceptée, pour l’instant, c’est de continuer à ne pas régulariser tous les clandestins qui composent mon petit personnel, c’est-à-dire environ 100%, peut-être un peu plus mais à peine car après, je crains d’avoir des contrôles de l’URSSAFF et de je ne sais quelle autre entité sociale. Déjà, j’ai réussi à faire rayer le panier repas (je ne publie jamais aux heures où tout le monde est censé manger et si d’aucuns lisent mon blog à ces heures-là, c’est leur problème, pas le mien !)

Bon, si je reprends les éléments de contestation encore en suspens : prime de risques pour les neurones en cas de surchauffe. Ils ont toujours été un peu en surrégime, les miens, alors, un peu plus ou un peu moins… c’est vraiment pour faire chier le monde, leur demande, là. Prime de blanchiment d’idées noires. Comme si je publiais encore des billets d’humeur triste. Non, pas depuis longtemps, en tout cas. Des billets d’humeur maussade voire de mauvaise humeur, oui mais et alors ?

grève générale

Un euro cinquante le paragraphe et pourquoi pas un billet de trente euros, aussi, pendant qu’on y est. Les temps sont durs pour tout le monde et même pour moi qui n’ai pas été augmenté dans mon travail depuis le 1er août 2006, alors hein ? Et enfin, un onzième mois ! Il y en a déjà douze ! Pardon ? Ah non, vous ne voulez travailler que onze mois ? Non, pas question. Pas de façon contractuelle. On verra, ils auront déjà une semaine de vacances en septembre, promis, juré, craché. 

14 août 2017

sans préavis

blog en grève 2

Suite à un mouvement de grève d’une partie du personnel de ce blog, il ne pourra pas y avoir de publication de billet inédit en ce lundi 14 août. Personne ne saura donc qu’on a ramassé près de 3 kilos de mûres en deux jours avec Claude et le patron. Tant pis.

En attendant, pour ne pas laisser tout le monde ( ?) sans rien avoir à lire, nous vous proposons la rediffusion d’un billet du 14 aout 2013, juste le temps de le retrouver dans les archives et de le copier-coller là où il faut et tout sera (presque) parfait.

Ah non, ça n’est pas possible non plus. Les grévistes m’empêchent d’accéder à la salle des archives. Tant qu’on n’aura pas répondu positivement à leurs revendications, rien ne sera publié. Alors, je pars négocier en espérant que demain, tout sera résolu.

13 août 2017

je ne suis pas là mais je surveille

Comme le week-end dernier, je ne suis pas là mais je peux vous dire que je surveille. J’ai un œil rivé sur mon blog et quiconque tentera d’essayer d’y entrer pour publier quelque chose qui ne serait pas de moi aura affaire à moi. On ne va pas se laisser marcher sur la tête, non mais sans blague !

Je suis à Biscarrosse et régulièrement, je viens voir si personne n’est entré ici même sans le faire exprès (bénéfice du doute – ces bénéfices-là sont-ils assujettis à ma future déclaration de revenus ?) et même si je suis dans la piscine, les doigts de pieds en éventail palmés histoire de bien me mouvoir comme un poisson dans l’eau, j’ai toujours une nageoire à l’affût de tout ce qui pourrait se passer dans mon dos dès que celui-ci a tourné les talons. Il ne faut pas me la faire à l’envers à moi.

Et ce n’est pas parce que je suis baraqué comme un flan qu’on peut tout se permettre sur mon dos que je peux avoir large mais pas l’esprit, dans certains cas. Et celui-ci en est un et qui plus est, de force majeure. Je ne suis pas très costaud mais je suis capable de force majeure. Et surtout, malgré le fait que je sois un peu petit (à peine 1,70 mètre), je vous avertis gentiment qu’il faut quand même se méfier de moi car vous me croyez loin mais si ça se trouve, je suis tout près de vous.

Il faut non seulement se méfier de moi mais aussi de l’eau qui ne dort pas dans la piscine. Parce que dessous, si ça se trouve, il y a moi et je ne vais pas tarder à ressortir la tête et là, à travers mon périscope virtuel, je vais avoir une vision à 360° sur tout ce qui se passe. Le moindre (faux) mouvement, le moindre bruit, la moindre odeur inhabituelle et je lâche les chiens. Et celui qui aura cherché à écrire des choses à ma place comprendra alors qu’il aurait mieux valu qu’il s’abstienne.

Et quand je vais me sécher le corps, pas tout à fait nu, au soleil, même si je ferme les yeux, sachez que mon esprit est aux aguets et que rien n’échappera à mon regard intérieur. À mon regard inquisiteur. À mon scanner personnel. Tenez-vous le pour dit une bonne fois pour toutes.


12 août 2017

faut-il chercher des idées d’animation ?

Encore une fois, ce n’est pas le tout de penser à manger et à boire, je me demande s’il ne faudrait pas en plus prévoir de quoi animer un peu la soirée… C’est vrai ça, j’ai quand même un peu l’habitude de faire le clown quand il y a une fête et là, pour l’instant, je n’ai encore rien prévu.

Que peut-on faire lors d’une crémaillère ?  La pendre ? Oui mais non, je n’ai pas de cheminée et donc, ça va être difficile de pendre quelque chose. En plus, sur la terrasse, il n’y a évidemment pas de toit et donc, sans toit, où aurais-je pu accrocher quoique ce soit ? Ou alors… ou alors, faire venir un dernier invité, quelqu’un que je n’aime pas trop voire pas du tout et le pendre par les pieds au parapet et le laisser suspendu jusqu’à Noël. Il faudra juste lui prévoir un long bonnet rouge.

Que peut-on faire d’autre pendant une crémaillère ? Faire le coup de la jarretière ? Oui mais alors qui va s’y coller ? Je veux dire quelle femme présente de soir-là va pouvoir nous faire un strip-tease de la jambe gauche (ou de la jambe droite mais j’ai une tendance à préférer la gauche, si on me demande mon avis) afin de laisser un homme de l’assistance la prendre avec ses dents ? Ma mère ? Ma cousine ?  Fanny ? La femme de mon docteur (que je ne connais pas) ? Ou une invitée surprise ?

Décidément, je me demande bien ce qu’on peut faire pour animer une soirée de pendaison de crémaillère. Tirer un feu d’artifice ? Non, trop dangereux. Jouer à qui perd gagne ? Oui mais non, pour ceux qui vont gagner donc perdre, ça n’est pas très drôle. Faire un concours de nombre de cuisses de grenouille avalées en moins de trois minutes ? Non, je n’ai pas prévu d’en mettre au menu. Faire une pyramide humaine ? Trop dangereux, depuis le cinquième étage…

Donc, finalement, je crois qu’on ne va rien prévoir pour le moment. On verra en temps voulu. Parce là, je n’ai vraiment aucune idée. À moins de mettre une jarretière à une cuisse de grenouille qu’on ferait manger à un mec que je n’aime pas, suspendu par les pieds comme un petit cochon…

11 août 2017

il faudrait aussi penser à refleurir les grands bacs

Ce n’est pas tout, non, de prévoir à boire et à manger pour une crémaillère mais il ne faudrait pas négliger la décoration de l’endroit où ça va se passer. En l’occurrence, la terrasse. Pour ça, déjà, on va prier Dieu, s’il existe, afin qu’il fasse le plus beau possible. Du moins, qu’il ne pleuve pas.

On ne va pas non plus tout refaire, tout repeindre ou tout ré-agencer. Ce n’est pas parce qu’on aura une professionnelle de la décoration, du home-staging, qu’on va se la péter et vouloir l’épater. À moins que ça ne soit : qu’on va se l’épater et vouloir péter, mais là, ça ne veut plus vraiment dire ce que je voulais dire. Alors, on va oublier ce dernier bout de phrase et passer très, très rapidement à la suite, au paragraphe suivant, si tout le monde est d’accord ? Bon, ça semble être le cas.

Donc, le mieux, ce serait de prévoir quelques lampes solaires plantées de-ci, de-là, cahin-caha, afin d’avoir un semblant d’ambiance et prévoir d’autres éclairages dans le but d’y voir clair car il me semble bien que début septembre, les jours vont plus vite au lit qu’en juin, qu’en juillet ou qu’en août. Mais plus tardivement qu’en hiver, en même temps. Oui mais non, on ne pourrait pas pendre cette crémaillère en décembre ou en janvier, on risquerait de ne plus avoir beaucoup de fleurs.

Côté décoration mobilière, on ne va rien ajouter à ce que nous avons déjà : grande table avec rallonge, six fauteuils, un parasol, un coffre fourre-tout et un séchoir à linge toujours plié car on ne s’en sert quasiment jamais. Peut-être nous aurait-t été utile pour y accrocher des boules de Noël si nous avions été en décembre mais ça n’est pas le cas, là. À moins d’y accrocher une grande guirlande électrique d’intérieur même si là, ce sera dehors. Je vais y penser à tête reposée.

Sinon, il y a la partie jardin avec les grands bacs et les plantes grimpantes. Et là, je me dis qu’il faudrait aussi penser à les refleurir tout ou partie car, là, après plusieurs mois, certains sont un peu moins jolis et ça ne va pas s’arranger d’ici là. Oui, donc, objectif pépinière dans les jours à venir. 

10 août 2017

l’idéal, ce serait de louer un frigo

Je suis en pleine réflexion sur la soirée crémaillère que nous organisons le samedi 2 septembre prochain et plusieurs questions viennent squatter mon esprit un peu tourmenté et je n’arrive pas à savoir ce que je dois réellement faire pour que ça soit bien ça qu’il fallait que je fasse bien.

Déjà, nous ne serons peut-être que douze, soit environ la moitié de ce que nous étions pour notre mariage, il y a environ 1177 jours (un peu plus de 3 ans et pour être plus précis, afin de rassurer les lecteurs angoissés et pointilleux : 3 ans, deux mois et un peu plus de la moitié d’un autre.) Non pas que nous soyons fâchés avec l’autre moitié ou qu’elle ait disparu corps et âme mais c’est juste que nous n’allions pas réitérer le même genre de fête avec les mêmes gens et tout et tout.

Non, nous allons essayer de faire venir quelques personnes encore jamais invitées chez nous. Oh, pas beaucoup mais si déjà elles sont quatre, ça fera environ un tiers de convives inédits, c’est déjà ça, non ? Dans le lot, il y a mon toubib et mon généraliste (qui ne font qu’un) et Fanny, celle qui aurait dû refaire notre ancien appartement pour nous permettre de le vendre mais nous l’avons vendu juste au moment de signer le devis avec elle. Alors, comme nous l’aimons vraiment bien…

Il y aura les incontournables : le patron, mes parents, ma cousine et sans doute Pedro, notre invité récurrent, danseu et chorégrap (c’est fait exprès qu’il manque la fin de ces deux mots, comprenne qui pourra) et peut-être un ou deux derniers invités plus ou moins surprise, nous attendons d’en savoir plus pour l’instant. Pas de panique, ce n’est que dans un peu plus de trois semaines, on a encore un peu le temps de se retourner pour voir si on n’a oublié personne ou si personne ne nous suit.

Bref, tout ça demande quand même un minimum d’organisation et outre le fait de trouver les bonnes idées pour manger et pour boire, la question essentielle qui se pose à moi, depuis quelques jours : comment tout garder au frais s’il fait chaud ? L’idéal serait de louer un frigo, je pense.

09 août 2017

une heure quinze de stationnement gratuit

En tant que bordelais même si pas natif mais naturalisé, j’ai le droit de bénéficier de conditions spéciales pour stationner dans certains secteurs, comme dans d’autres grandes villes, d’ailleurs. Des villes d’ailleurs, d’ailleurs. Oui, c’est ça. Et là, la société qui gérait ce système dématérialisé a changé (probablement parce que la mairie le souhaitait) et donc, il m’a fallu comme les autres abonnés, faire un transfert d’Urbis Mobile vers Easy Park.

Bien sûr, mes coordonnées et mon solde créditeur sont passés comme une lettre à la Poste mais pour le reste, quand j’ai demandé des nouvelles conditions parce que j’avais déménagé et changé de voiture (ou l’inverse, je ne sais plus trop bien), ça a bogué, sur le site et depuis trois semaines, c’est toujours en attente de validation. Alors, j’ai pris mon vélo (pas mal voiture, je ne suis pas fou) et je suis allé au service de police en charge de ça à la mairie.

J’ai attendu une heure quinze avant que ça ne soit mon tour et je peux vous dire que j’ai bien regretté de ne pas être resté chez moi pour faire la sieste mais ça, c’était pendant l’attente. Après, une fois que ça été mon tour, j’étais bien content et je me suis dit que tout compte fait, je n’avais pas tant perdu mon temps que ça. De toute façon, il me fallait le faire et maintenant, je peux dire que ça, c’est fait. Et je me dis que cette heure quinze, c’était comme un stationnement gratuit. 

08 août 2017

effraction intellectuelle

Pendant que j’étais en week-end, il se pourrait bien que quelqu’un est entré dans mon blog et se soit permis d’écrire des billets à ma place. Pourtant, je n’avais rien dit à personne, sauf au patron et au président, puisqu’ils étaient concernés. Normalement, personne ne savait que je ne serai pas là pendant deux jours trente. Eh bien quoi, qu’est-ce qui vous choque ? C’est l’expression « deux jours trente » ? On dit bien trois heures trente ou quatre-vingt, pourquoi pas deux jours trente. Ça correspond à deux jours plus la moitié d’un et ça m’a évité de réfléchir à comment accorder « demi » avec « deux jours. » Surtout que je le sais pertinemment mais que voulez-vous, j’ai été transpercé par un doute.

Bref, j’étais à Biscarrosse et quelqu’un est entré ici et s’est donc permis d’écrire des billets à ma place. Je l’ai tout de suite remarqué. Et pas seulement parce que ces trois textes ont été publiés alors que je ne les ai pas écrits (avec un « s », parce que c’est au pluriel) mais aussi parce que je n’aurais jamais pu me contenter de tels propos, dont l’insignifiance flirte fortement avec leur indigence. Ça se veut drôle mais ça n’est que moralisateur. Ça se veut un peu réfléchi alors que ce ne sont que billevesées sorties telles quelles d’un cerveau encore en pleine formation. Non, non, c’est bien au-dessous de mes capacités et de mon talent habituels (pluriel au masculin car c’est le talent qui l’emporte que les capacités…)

Du coup, je vous présente mes excuses. Pendant que je me prélassais les orteils sur un transat bien confortable au bord de la piscine, sur la grande terrasse en bois, sous l’olivier, d’aucuns ont eu le culot, même s’ils étaient seuls (j’aurais pu mettre un singulier, là, mais non, en fait), de pénétrer dans une de mes intimités : mon blog. Ça ne me plaît pas. Ça ne me plaît pas du tout. Je vais donc devoir sévir et je ne vais pas attendre le retour de la Saint-Glinglin pour ça. Sauf si celui qui a écrit par effraction ici est plus fort que moi. Ou sauf s’il s’agit d’un handicapé. Encore que ça dépend de son handicap. Et si c’est une femme ? Ça dépend aussi. Elle mesure et elle pèse combien ?  Bon, en tout cas, qu’un jour, j’en aurai le cœur net et que je l’aurai. Oui, je l’aurai, un jour.