C'est écrit

21 octobre 2017

des livres qui ont un certain prix

On approche de la période des prix littéraires et avant-hier (ou hier – à moins que ça ne soit l’inverse), j’ai entendu parler de prix parallèles, de prix moins officiels, moins connus et surtout, de prix originaux pour ne pas dire farfelus. Et il n’en fallait pas plus pour que ça me parle et que ça me titille. Ça me parle ou ça me titille ? Je crois que ça me partille. Comme ça, tout le monde est content.

On va donc oublier les Goncourt, Renaudot et autres Interallié pour évoquer trois prix non moins prestigieux pour ceux qui les reçoivent même si quasiment personne n’en parle jamais. On va commencer par celui qui me semble être le meilleur clin d’œil et le meilleur pendant au prix Femina dont tout le monde sait que c’est un jury de femmes qui décide du livre qui mérite de gagner.

Il s’agit du prix Virilo dont le jury est constitué d’amateurs hommes et femmes qui arborent une moustache, emblème du prix en question et qui proclament avec force insistance qu’ils achètent et lisent eux-mêmes les bouquins qu’ils sélectionnent. Ils sont emplis d’une mauvaise foi évidente d’un esprit très potache. Ils sont sérieux tout en ne se prenant pas au sérieux, le fin du fin de la dérision.

Ils vont même jusqu’à décerner un prix Trop Virilo pour désigner « la plus belle poussée de testostérone littéraire de l’année », laquelle ne doit pas forcément être l’œuvre d’un homme. Ils sont également capables de se mettre en grève s’ils jugent que l’offre de la rentrée ne propose pas assez de livres méritant de figurer dans leur sélection. S’il n’y a pas assez de bons livres, quoi.

L’autre prix littéraire qui m’a éclaté quand j’en ai entendu parler, c’est le prix de la Page 111. Son jury est composé de professionnels de l’édition (auteurs, journalistes, traducteurs, libraires…) et ne récompense que le roman dont la page 111 est la meilleure. Ils ne lisent d’ailleurs que cette page 111. Il faut donc être particulièrement bon pour que ce soit celle-ci qui sera honorée.

Le lauréat de ce prix de la Page 111 reçoit un exemplaire encadré de sa propre page 111, une dotation de 111 centimes d’euros en pièces de 1 centime et a le droit d’intervenir à discrétion pendant un an sur l’antenne de Radio Nova, co-fondatrice de ce prix, totalement absurde mais pourquoi ne pas penser que la qualité d’une œuvre peut se résumer à une seule page ?

Enfin, le prix Zorba, l’anti-Goncourt par excellence, qui récompense le livre le plus hypnotique de l’année. Son jury est composé d’écrivains, journalistes et DJ. Il se veut le prix Rive Droite de Paris a contrario des autres, bien évidemment, très Rive Gauche. Le livre le plus hypnotique doit être un ouvrage excessif et excitant. « Pareil à une nuit sans dormir », dit Côme Martin-Karl, créateur du prix.

Contrairement au Goncourt, qui se décerne à l’heure du déjeuner, le prix Zorba est remis à 6h du matin, le dimanche qui suit le Goncourt. C’est donc quelque chose qui se mérite et pour le recevoir, outre qu’on doit avoir marqué les esprits des membres du jury, il faut savoir se lever tôt. Ou alors, ne pas s’être couché de la nuit. Un mélange des genres un tantinet provocateur.

Pour ma part, je vais réfléchir à l’invention d’un prix littéraire qui n’existe pas encore et qui pourrait être encore plus original, plus marginal. Parce que je suis sûr qu’en y réfléchissant bien, qu’en y réfléchissant de plus près, il y a encore bien des possibilités. Je vais aller penser à tout ça dans une position assez confortable pour parler littérature et en pratiquer : allongé sur le canapé. 


20 octobre 2017

crevé

Pardon si je redifle souvent mais avec la crève que je be trimballe… non, pas que je be trimballe, celle que je be trimballe, oui, voilà, je de peux pas faire autrement. Zrrinnfff. Oui, je sais, je redifle beaucoup, je viens justebent de vous le dire au début de ce billet. Don, pas de ce billet, j’ai dit, de ce billet. Oh la la, déjà que j’ai du bal à parler dorbalement si en plus vous de faites aucun deffort, je de sais pas cobbent on va s’entendre. Vraibent.

Zrrriiinnnnfff. Oui, en plus, je redifle fort et ce d’est pas la peine de be dire de me boucher, y a rien qui sort. Tout est dedans. Donc, pas dedans, dedans ! Alors, du coup, je suis obligé de faire tout de bruit sidon, j’ai peur que ça coule et que j’en bette partout. Oui, en plus, je suis un peu crevé et là, je reviens d’en ville, je suis en dage. Cobbe si j’avais fait un cent bètres à bon âge, don mais franchebent, c’est d’importe quoi, tout ça.

Du coup, je de vais pas écrire de billet, aujourd’hui, en tout cas, pas un vrai billet, je d’en ai pas le courage di très envie. Srrrrrrrinnnfff. Oui, je sais, ça fait vulgaire. Mais je de sais pas cobbent faire autrebent, je vous l’ai déjà dit. Il faut que j’attende que ça se passe. C’est tout. Et il faut être patient. Ah… Ah… Aaaaaaahhtcccchhhhrrrrra ! Attention, il risque d’y en avoir un dautre, c’est rare que je d’en fasse qu’un seul. Ah… Ah…Aaaaaahhcctrrrrooouum ! Oh, j’en ai barre. Et puis berde, tiens !

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19 octobre 2017

retourner pousser le wagon au fond de la mine

Le retour à la case départ. On va encore dire que je suis un Stéphane-couche-toi-là. Non, pardon, un Stéphane coach-toi-là. Oui, parce que là, dans un peu plus d’une heure, j’ai rendez-vous dans une salle de gym (qui fait partie de celles où je suis inscrit) et je vais discuter avec un dénommé Vincent, professeur de gym particulier. Je le connais déjà un peu mais je le redoute tout en le trouvant très sympa .Parce que je crains qu’il n’oublie que le patron et moi (nous y allons en duo), nous sommes des seniors et donc, il va falloir nous faire travailler prudemment. Mais sûrement. Enfin bon, bien tenir compte de notre âge respectif et de nos conditions physiques. Tout bêtement.

J’espère seulement qu’aujourd’hui, on va surtout voir comment on peut s’organiser, comment ça va marcher et combien coûte car je crains qu’il ne soit un peu cher. En tout cas, plus cher que celui avec qui je voulais aller : François. Mais François, il est obligé de donner ses cours particuliers dans la salle Fondaudège, un endroit que je n’aime pas, que je trouve oppressant, bas de plafond et engoncé. Alors que là où Vincent officie, c’est à l’Intendance, une toute nouvelle salle, très belle paraît-il. Très lumineuse, surtout. Donc, avec probablement de quoi ne pas se sentir trop enfermé. Parce que déjà qu’on va transpirer avec ce qu’on va nous faire faire… Oh, là, je n’ose presque pas y penser.

C’est le côté pervers du temps où on ne fait rien ou si peu. Hormis la marche et un peu de vélo utile tous les jours, j’avoue que cette année, je n’ai pas bien rentabilisé mon abonnement. Mais là, je vais me racheter une conduite. Et m’y (re)mettre le plus sérieusement du monde. Déjà, pour tout ce qui est cardio, je peux désormais y aller seul, à côté de chez moi, à la salle Bacalan et pour les cours de renforcement musculaire et de maintien, eh bien, tant pis, ça se fera avec Vincent. Je crains aussi son côté intégriste de la nutrition. Parce que je ne suis pas contre mais il ne faut pas se priver de certains plaisirs, non plus. En même temps, je peux lui dire oui, oui et faire ce que je veux quand je veux. 

18 octobre 2017

les journalistes et eux-mêmes

Pour moi, ce n’est pas le président Macron qui a coupé la parole à madame Coudray mais bel et bien l’inverse. Et même si c’était pour la bonne cause du respect du timing, quand on a posé une question à quelqu’un, on attend qu’il ait fini de répondre avant de continuer. Mais ça, les journalistes, ils ne savent plus faire. Le plus important, pour eux, c’est d’avoir la bonne personne en interview, poser des questions politiciennes, parler des petites phrases, balancer un ou deux sujets qui créent de la polémique et surtout, surtout, surtout, qu’on sache bien que c’est eux qui ont la parole. La preuve ? Leur nom fait désormais souvent partie du titre de leur émission.

Ce sont les les « very important people ». Ce sont eux qui savent. Qui savent tout. Qui font tout bien. Qui posent les bonnes questions mais ils ne semblent pas si intéressés que ça par les réponses qu’on serait en droit d’attendre. Sauf que le sujet de la question fait débat. Principalement en leur for intérieur. Ça m’agace un peu. Beaucoup. Passionnément. Cette attitude m’insupporte. Jamais je n’ai entendu un journaliste poser une vraie question de fond à un homme/une femme politique. Et ça ne s’arrange pas avec le temps et le seul souci de faire du buzz. J’en viens à me dire que je ne vais plus en écouter ni en lire un seul. Peut-être m’en porterai-je mieux.

J’imagine très bien l’un d’eux, Bourdin, Brunet, Pujadas, Coudray, Bouleau, Elkabbach, etc… qui serait devant un(e) élu(e) important à qui on demanderait des choses plus nombrilistes les unes que les autres. Et la question finale : « Croyez-vous que Dieu existe ? » Et l’élu(e) de ne pas savoir quoi répondre. Et la bête des médias d’insister : « Si, si, réfléchissez bien : croyez-vous que Dieu existe ? » Et comme la personne interrogée de continuer à ne pas savoir quoi répondre. Principe de précaution, sans doute. Toujours la peur de faire la mauvaise petite phrase. Et le (la) journaliste : « Eh bien si, Dieu existe. Vous voulez savoir pourquoi je suis si affirmatif ? Dieu, c’est moi ! » Amen.

17 octobre 2017

petite pause, en avant, stop !

Comme je suis un peu à la bourre, encore aujourd’hui, je me suis permis d’enregistrer mon billet du jour et vous pourrez le lire en appuyant sur le bouton « lecture » comme indiqué sur la télécommande ci-dessous. En cas de non-compréhension de ce que je dis, vous pouvez faire pause pour aller consulter un dictionnaire (ça vaut toujours mieux que Wikipédia) et si vous préférez aller plus vite que la musique, n’hésitez pas à faire avance rapide, si vous en trouvez le bouton adéquat. Sinon, pour arrêter complètement de lire, appuyez sur Stop.

boutons de commande 1

Bon, maintenant, si vous vous sentez totalement dépassé par une simple télécommande comme celle de votre téléviseur, vous pouvez toujours utiliser celle que je vous offre ci-dessous, plutôt destinée à des bébés de 0 à 3 voire 6 mois mais bon, on ne va pas se moquer, on va simplement dire que certains d’entre vous ont gardé leur âme d’enfant. Après, le fonctionnement de cette zapette-ci, c’est normalement très intuitif. Et si là encore vous n’y parvenez pas, je ne peux que vous conseiller de commander la version papier de mon blog. Qui paraîtra peut-être un jour.

boutons de commande 2

C’était sympa, cette façon de présenter le billet du jour, non ? Comme ça, chacun peut le lire à la vitesse qu’il le souhaite, s’arrêter là où il en a envie. S’il veut faire pipi pendant la lecture d’un paragraphe, il appuie sur pause et quand il revient, il le fait sur départ. Et comme ça, même au moment des publicités, on peut… Ah ben non, puisque je n’ai pas l’avance rapide, là. Tiens, c’est quelque chose que je devrais mettre au point. Je vais y penser. Mais là, je suis épuisé par tant d’efforts intellectuels : un billet du jour et un mode d’emploi. Je me suis vraiment cassé pour vous.


16 octobre 2017

mourir d’inanition ou tirer la langue aux journalistes ?

Je ne sais pas trop quoi faire, là, à l’instant précis où je viens de rentrer chez moi après une après-midi à moitié consacrée à une séance de cinéma et l’autre moitié à m’être rendu en ville et en être revenu à vélo en passant par la case Cabirol, là où habite le patron mais ce n’était pas comme au Monopoly, quand on passe par la case départ, je n’ai pas touché 20 000 francs et encore moins 20 000 euros. Tant pis, je pourrai toujours me consoler en me disant que j’aurai essayé et comme qui ne tente rien n’a rien, moi, j’ai tenté mais je n’ai rien eu pour autant. Je n’ai pas une vie facile, vous savez… Mais je ne vais pas me plaindre, il y en a qui sont plus mal lotis que moi.

Donc, à cet instant précis, où il est environ 16h41 et quelques 30 secondes, j’hésite entre deux choses dont quatre : écrire maintenant un billet pour le blog (après, je crains que les temps de réponse sur Internet ne soient trop longs) ou aller grignoter un quatre-heures bien mérité même si ce serait plus un quatre-heures-quarante-cinq, je pense qu’autre chose. Et je me tâte également entre parler de la vie des crocodiles en Amazonie ou de l’interview d’Emmanuel Macron, hier soir, sur TF1, au journal télévisé, que je ne regarde pourtant jamais, jamais, jamais, sur cette chaîne-là. Pourquoi ? Ça ne me tente pas. Je n’en ai pas mais pas du tout envie. Inutile d’insister.

J’ai trouvé malvenu que les medias reprochent à Macron de ne pas avoir parlé assez d’international, de sécurité intérieure et des deux malheureuses jeunes femmes assassinées à Marseille mais décidément, les journalistes ont une mémoire de bulot : au lieu de passer 12 ou 14 minutes sur de la sémantique… Pardon, au lieu de parler de « bordel », de « feignants » et des « cyniques », on aurait pu parler de choses plus essentielles. D’autant que je pense qu’il n’y a que ceux qui ont ces choses à se reprocher qui peuvent se sentir viser. En tout cas, il a continué de répondre même quand madame Coudray lui coupait la parole. Bon, alors, je vais goûter ou je tire la langue aux journalistes ?  Je meurs d’inanition ou je vais me reposer sur la terrasse, dans mon fauteuil préféré ?

15 octobre 2017

je n’ai pas que ça à faire

C’est bien dommage, de travailler, chaque jour pour gagner sa vie, faut se lever...

Aujourd’hui, dimanche, je peux vous dire que ce n’était pas pour gagner ma vie que je me suis levé. Non, c’est parce que je croyais que je ne dormais plus. C’est parce que j’avais (très) envie de faire pipi. C’est parce qu’il était 6h45 et que normalement, je dois être levé avant que le soleil n’en fasse autant. C’est parce que j’avais plein de choses que j’avais prévu de faire. C’est parce que je ne suis pas là pour feignasser. Oui, parce que je suis capable d’être une grosse feignasse, quand je m’y mets. Surtout quand je ne m’y mets pas, d’ailleurs.

Chaque jour pour gagner sa vie, faut se lever, mais pour le reste, heureusement…

Qu’avais-je donc de si important à faire le jour du Seigneur (ou le jour du Saigneur) ? Eh bien, je devais me raser, youpi ! Je devais me doucher, ouais ! J’avais aussi des pantalons à repasser car j’avais besoin de l’un d’eux, lavés d’hier, pour le mettre mardi matin et la femme de ménage ne revient que mardi matin, justement et moi, à l’heure où elle vient, je serai déjà au boulot. J’avais une lessive de linge de maison à mettre en route. J’avais à aller au marché, avec mon petit panier et tant pis si j’avais l’air d’un con… Et je devais passer chez le patron…

Mais pour le reste, heureusement, merci la vie, l’amour ça fait passer le temps…

Et chez le patron, je suis resté un moment pour différentes choses et ensuite, je suis rentré chez moi et là, j’ai préparé un gâteau à la rhubarbe et aux pommes et ensuite, j’ai blanchi les choux de Bruxelles achetés ce matin et lavé les autres légumes du marché, que j’ai mis dans des boîtes hermétiques jusqu’à demain. Et j’ai préparé le déjeuner et fait la vaisselle. Et maintenant, tout est rangé. Tout est terminé jusqu’à la prochaine fois. Si vous me le permettez, je vais prendre mon vélo et aller faire un tour au cinéma pour voir si j’y suis…

C’est bien dommage, de travailler, chaque jour pour gagner sa vie, faut se lever... (Merci à Marcel Amont pour l’emprunt partiel de cette chanson.)

14 octobre 2017

on a du mal à croire qu'il va y en avoir 29

On a vraiment du mal à croire qu’il va vraiment y en avoir vingt-neuf. Parce que depuis ce matin, et je peux vous dire que j’ai eu le temps de bien observer le cours des choses, car j’ai vu le jour se lever. J’ai vu la nuit partir de son côté et le jour poindre tout doucement, en prenant bien son temps. Comme s’il n’avait que ça à faire alors que moi, j’étais déjà en plein boom, un peu débordé de papiers en tout genre et avec la crève que j’ai en ce moment, surtout, une non-envie d’être à mon boulot mais beaucoup de regrets de ne pas être resté au lit, bien au chaud. Parce que quand je suis allé travailler, au cœur de cette nuit qui n’avait rien d’exceptionnel, il faisait 15°, ce qui est bien pour un mois d’octobre mais bon, j’ai bien supporté ma petite doudoune de demi-saison.

Au bureau, j’alterne toujours entre la sensation d’avoir froid et, de temps en temps, je crève de chaud. C’est rarement au milieu. Parce qu’il suffit déjà que des petits mal élevés arrivent de la plate-forme réfrigérée (ou s’y rendent) sans fermer la porte de communication et là, je prends les 5° en plein dans la figure. Sans oublier que des fois, c’est la clim qui ne fonctionne pas bien car la sortie d’air au-dessus de mon bureau, il lui arrive de ne souffler que du froid. Et bon, je ne suis jamais tout à fait au top, question confort, là-bas mais que voulez-vous que j’y fasse ? Je ne vais pas faire grève pour ça, moi. Ce n’est pas mon genre. Pas du tout. Alors qu’on en connaît d’autres… Je ne nommerai personne mais suivez mon regard, là, là et là. Et là encore. Et là itou. En fait, un peu partout.

Bref, quand j’ai eu presque terminé mon travail, il était globalement environ 8h42 et quelques secondes et là, j’ai pris un instant plus long que prévu pour regarder dehors et loin d’y voir un lever de soleil, j’y ai vu une chape de brouillard. Comme du plomb. On nous avait annoncé une journée estivale mais moi, les brouillards d’été, je ne connais pas. En tout cas, pas aussi humides. Oui, parce que j’ai vérifié en sortant main dehors et j’ai trouvé qu’elle était froide, l’atmosphère ambiante. Alors, j’ai pris mon courage à deux mains, je suis parti de mon travail et je suis rentré chez moi où sur la terrasse, tout était trempé comme s’il avait plu. Et ce n’est que vers midi et demi que le soleil a daigné sortir de sa torpeur. Maintenant, il fait un peu beau mais on a du mal à croire qu’on va avoir 29°, cet après-midi.

13 octobre 2017

une apparence calme

Tout semble calme et peut-être même que tout est calme. Une apparence calme. Ce qui n’a rien à voir avec un calme apparent. C’est ça qui est intéressant, dans la langue française, dans l’écriture et dans les mots, c’est que non seulement, chacun d’eux a un sens mais ce dernier peut varier selon la place du mot en question dans la phrase. C’est pourquoi, si j’écris que je suis entouré d’une apparence calme, ça ne veut pas du tout dire la même chose que si je parle d’un calme apparent.

Un calme apparent, c’est en surface que ça se passe. Si ça se trouve, au fond des choses, c’est le foutoir le plus absolu, le stress le plus complet et la folie la plus dure. Ça peut s’appliquer à ma petite personne. Alors qu’une apparence calme, ça peut signifier à tout ce qui nous entoure, à l’environnement dans lequel on évolue et là, on est dans la supposition ou dans l’hypothèse : autour de moi, tout paraît calme. Je n’y vois aucune notion d’intériorité comme pour le calme apparent.

On a vu des fois, rejaillir le feu des anciens volcans qu’on croyait trop vieux… Ne me quitte pas plusieurs fois et voilà, tout est dit dans ce vers : la lave qui sort d’un volcan qu’on pensait éteint, est-ce que ça entre dans la catégorie des calmes apparents jusqu’au jour où… Ou dans celle de l’apparence calme. Il faut donc se méfier de l’eau qui dort. Non, du chat qui dort, plutôt Et Pluto, c’est le chien de Mickey. Ah ne m’énervez pas, hein, ce n’est pas le moment. Ce n’est pas le jour.

Non mais c’est vrai ça… Si à chaque chose que je dis, il y a une main qui se lève pour me contredire, autant que je me taise et que je lui laisse la parole, à cette porteuse de cinq doigts. Sauf que là, si je ne m’abuse, c’est mon blog donc c’est mon univers. Alors que ceux qui ne sont pas contents aillent se faire cuire un œuf chez les grecs. Comme ça, chacun chez soi et les moutons de Panurge seront bien gardés. Moi, je continuerai d’écrire ce qui me passe par la tête. Je suis chez moi, oui ou merde ?

Sinon, c’est simple, je donne un grand coup de pied dans la fourmilière et hop ! Le blog il sera tout bancal et comme il ne sera plus agréable du tout, je l’achèverai d’un coup de dynamite et on n’entendra plus parler de moi… Ces deux derniers paragraphes, c’est exactement ce qui peut se cacher derrière un calme apparent. Voire derrière une apparence calme. Ce qui veut donc dire que c’est quasiment la même chose, alors. Finalement, hein ? Pfou, c’est compliqué, non ?  

12 octobre 2017

dis-moi, qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras… ?

Bonjour, mon petit. Oh mais qu’est-ce que tu as changé depuis la dernière fois que je t’ai vu !... Je en sais pas si on peut toujours dire que tu es mignon, non, tu n’es pas laid, tu es juste un peu… un peu trop… comment dire ? Je vais d’abord en parler à tes parents et je reviens, tu m’attends, hein ? Oui, vous ne trouvez pas qu’il est en surcharge pondérale ? En surpoids, quoi ! Il faudrait faire attention, je ne dis pas ça pour moi mais je dis ça pour lui, évidemment. Avec les risques de moqueries des autres et surtout, le pire, les risques de maladies liées au poids. Non, vraiment, vous devriez faire attention. Je ne vais pas lui donner la boîte de chocolats que j’avais achetée pour lui, d’accord ? Je retourne le voir. Alors dis-moi, mon petit, qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras gros ?

Bonjour mademoiselle. Excusez-moi de vous déranger mais comme je vois que vous êtes habillée très court, que vous êtes beaucoup maquillée et que vous semblez attendre quelque chose, là, sous le porche de cet immeuble. Quelque chose ou quelqu’un… Quelqu’un, peut-être ? Alors, comme ça fait plusieurs fois que je passe et que je repasse et que vous êtes toujours là, très mignonne, je me suis dit que peut-être… C’est un peu délicat à vous dire comme ça, de but en blanc. De pute en blanc, j’ai failli dire, c’est idiot mais c’est drôle. Pardonnez-moi, parfois, j’ai l’humour qui déraille. Je n’aurais pas dû. Oubliez ce que je viens de vous dire. Et si je peux me faire pardonner… Bien que j’aie encore une question à vous poser : combien prendrez-vous quand vous serez prostituée ?  

Bonjour papy ! Comment tu vas ? Non, je te demande comment tu vas ? Ah bon, je t’ai réveillé ? Désolé mais je ne pouvais venir qu’à cette heure-là. Je vois des amis, après, je ne peux pas rater la soirée qu’on a organisée alors je ne vais pas rester longtemps. Non, je ne vais pas rester longtemps. Je suis juste venu te dire bonjour et voir si tu allais mieux. Et si les gens s’occupaient bien de toi, ici. Ils sont gentils, au moins ? Les infirmières, elles sont gentilles avec toi ? Les infirmières, oui… Et le docteur aussi ? Tu prends bien tes médicaments ? Non, je te demande si tu prends bien tes médicaments ? Tu n’as pas ton sonotone ? Il est passé où ? Je te demande où il est, ton sonotone !? Bon tant pis… Dis-moi, papy, qu’est-ce que tu feras, qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras mort ?