Tu dis que tu l’M, mais tu sais très bien que même, si tu y mettais deux « M », elle te quitterait quand même…

Tu dis que tu l’aimes intensément. D’une façon tellement intense que ça t’a fait perdre le sens de toutes les réalités. Et que face à ça, je me suis dit que tout n’était qu’une posture et qu’en vérité, je te le dis, tu ne l’aime pas. Tu t’aimes cette personne qui pense l’aimer. Mais tu n’aimes que toi, tu ne l’aimes pas, elle. Tu n’es pas, tu n’as rien d’une amoureuse au sens noble du terme.

Tu dis que tu l’aimes fièrement. D’une façon tellement fière que ce niveau-là, ce n’est plus de la fierté mais de l’orgueil et de l’arrogance. Quand on aime quelqu’un, on l’aime pour ce qu’il est. Pas pour ce qu’on aimerait qu’il soit. Et toi, tu l’aimes telle que tu l’idéalises. Pas comme elle est. Tu n’es pas une femme qui aime gratuitement.

Tu dis que tu l’M, mais tu sais très bien que même, si tu y mettais deux « M », elle te quitterait quand même…

Tu dis que tu l’aimes fidèlement. D’une façon tellement fidèle que ça t’empêche de voir ce qu’il y a autour de toi. Tu n’as d’yeux que pour elle sans te soucier le moins du monde si ça ne l’envahit pas trop, si ça ne la prive pas de trop des libertés qu’elle est en droit d’attendre. Tu l’aimes comme une chienne, au point de mordre. Franchement, est-ce ça, aimer ?

Tu dis que tu l’aimes évidemment. Tu l’aimes avec une telle évidence que ça en est devenu dangereux pour elle. Tu l’aimes comme une folle. Comme une psychopathe. Prête à tout pour ne l’avoir qu’à toi. Ce sont ça, tes évidences. Mais les tiennes sont loin d’être universelles. Tu aimerais l’avoir prisonnière rien que pour toi, c’est ça, que tu veux.

Tu dis que tu l’M, mais tu sais très bien que même, si tu y mettais deux « M », elle te quitterait quand même… alors, s’il te plaît, laisse-la tranquille, laisse-nous tranquilles, Marine.