Il y a juste un mois, le 1er juin dernier, je me demandais, avec un peu d’inquiétude mâtinée d’une légère colère retenue, si j’allais déménager dans les jours qui suivaient ou si j’allais devoir attendre juillet. Mon mauvais pressentiment s’est avéré… nous n’avons pas déménagé en juin et nous savons même que nous avons une si infime chance de signer l’acte authentique le 13 juillet, nous sommes plus sûrs d’y aller à partir du 18. Pas de bol, vraiment, je reprendrai justement le boulot à partir du 19, après deux semaines de vacances. Des vacances un peu inutiles puisque je ne pars pas, puisque ça va me permettre de faire mes cartons mais c’était initialement prévu pour assurer l’emménagement dans le nouvel appartement.

Mon Dieu, que d’obstacles n’avons-nous pas eus avec la banque, avec cette conne de Pimprenelle. Elle, je lui garde un chien de ma chienne.  Et un veau de ma vache. Et un baleineau de ma baleine. Car plus ma vengeance sera grosse, à la hauteur des boulettes et des négligences qu’elle a commises, plus je serai soulagé de savoir qu’elle s’en rendra compte. Parce que des fois, même pour ça, pour qu’elle s’en rende compte, j’ai des doutes. Mais passons, nous avons reçu l’édition de l’offre de prêt, nous venons de la porter chez le notaire pour qu’il puisse engager la procédure et procéder à un appel de fonds à partir du 7 mais rien ne nous garantit que nous pourrons signer avant la fin de mes deux semaines de congés.

En tout cas, si tout va bien, pour une fois, nous pouvons espérer un rendez-vous pour le 13 sinon, avec le pont du 14 juillet, ça reportera forcément au 18 ou au 19. Nous aurons donc un mois de retard. Un mois de retard. Vous croyez que ça sera une fille ou un garçon ? Non, blague à part, je le vis tellement mal, ce délai indépendant de notre bonne volonté, ça me rend malade. Mais contre mauvaise fortune, je vais faire bon cœur. Et ne plus parler de cette conne de Pimprenelle pendant tout le week-end. D’ailleurs, je me demande si en plus de privatiser la CGT, je ne devrais pas en faire autant avec la Caisse d’Épargne et avec les éboueurs de Bordeaux. Tout ça, dans le même sac poubelle, un pied sur la pédale et hop, aux oubliettes !