J’ai juste envie de dire que j’ai eu honte et que j’ai eu peur, mercredi soir, en tentant de tenir bon devant ma télévision où se déroulait le débat tant attendu de l’entre-deux tours. Avec les deux finalistes que tout le monde connaît. Fallait-il y aller ? Oui. Car même si cela fut éprouvant pour nous aussi (qu’est-ce que ça a dû être pour celles et ceux qui étaient sur le plateau ou à proximité !), ça nous a éclairé sur le vrai visage inquiétant de celle qui prônait la France apaisée il n’y a pas si longtemps que ça.

J’ai juste envie de dire que je n’ai pas tout compris. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Était-elle dans son état normal ? Avait-elle bu ou fumé quelque chose ? A-t-elle choisi seule cette façon d’être dans l’attaque outrancière permanente ? L’a-t-on conseillée ? Tout ce que je peux dire c’est que j’ai été mal à l’aise, de plus en plus mal à l’aise au fur et à mesure que le débat avançait. Il n’y avait rien à en tirer de concret. De positif. Elle a tout fait pour que ça se passe comme ça. L’image qu’on a donnée au monde entier, ça me fait honte. Je n’aime pas ça.

J’ai juste envie de dire que quand on crie partout qu’on aime la France, on n’agit pas comme ça. On ne la ridiculise pas aux yeux de tous. Que ses arguments étaient aussi miséreux qu’elle était misérable. Misérable mais pas pitoyable. Je n’ai pas eu la moindre once de pitié pour elle. Elle m’a réellement fait peur. J’en ai mal dormi, ensuite. J’en ai eu très mal à la tête, hier. Pour toute la journée. Et là, avec le recul d’un jour de plus, je continue d’en frémir un peu. Et de me demander pourquoi et comment on a pu en arriver là.