Quelle ne fut pas ma surprise, lundi matin, alors que je finissais de ranger mes courses du lundi matin (que les choses sont bien faites !), à la caisse de chez Auchan (je dis à la caisse mais je veux dire, à la caisse à laquelle j’étais, évidemment), et une fois tout rangé, une fois le moment du paiement arrivé, j’insère ma carte bancaire dans le lecteur destiné à cet usage (que les choses sont bien faites, encore une fois !) et on me demande de valider si je paie comptant ou à crédit. Comme toujours, même si je le suis rarement, je choisis l’option comptant car je déteste faire mes courses à tempérament. Et là, que ne vois-je pas sortir du lecteur de bons de réduction, juste au-dessus du terminal de paiement ?

Un petit ticket vert avec quelque chose d’écrit dessus. Je l’ai encore sous les yeux, là, au moment où je vous écris et je le regarde avec un peu d’émotion et de mépris mélangés. Un peu d’émotion parce que quand on vous fait un cadeau, on ne peut être que touché voire bouleversé. Et un peu de mépris car quand on me fait un cadeau, j’aime qu’on tienne compte de mes goûts. Et là, en l’occurrence, ça n’a pas été le cas mais comme on dit que c’est le geste qui compte et comme l’intention y était, je ne peux que dire merci à qui de droit. Et je me demande si je suis le seul à avoir eu ce bon pour un cadeau ou nous sommes plusieurs voire de nombreux clients.

Peu importe combien nous sommes. Une chose est certaine, on m’offre un gâteau pour mon anniversaire, je ne vais pas le refuser même si mon premier réflexe a été de me dire que je n’en voulais pas. Pensez donc, un gâteau pour 8 personnes alors que nous serions au moins dix à le partager si j’invite mon entourage très proche : le président (qui n’en mangerait qu’un petit morceau), Claude (qui pourrait en manger deux parts en plusieurs fois), le patron (qui pourrait prendre les 7 parts restantes) et moi, qui n’en prendrai pas car je n’aime pas le chocolat. Oui, parce que j’ai oublié de vous dire qu’il s’agit d’un gâteau au chocolat.

Si les employés du service marketing et clientèle réunis avaient des bons fichiers mis à jour, ils verraient bien que j’achète tellement peu de chocolat, sur une année (pour ne pas dire pas du tout), ils verraient bien que m’offrir un gâteau au chocolat pour mon anniversaire, ce n’est pas garanti que ça me fasse plaisir. En même temps, je n’ai qu’à ne pas être difficile. Le patron, il dit qu’il n’y a que moi pour ne pas aimer le chocolat. Alors que moi, j’en connais d’autres, des qui n’aiment pas ça ou alors, qui aiment le chocolat à croquer mais qui n’apprécient pas de manger des desserts chocolatés. Alors, pardon, hein, vous permettez, monsieur s’il vous plaît…

J’avoue que ça me fait quand même plaisir qu’on m’offre un tel cadeau donné pour gourmand mais en accord avec le patron, pendant le cours avec le coach de gym, hier, qui salivait rien qu’en m’entendant parler de ce gâteau à venir, en accord avec lui, je vais le leur offrir à lui et à Claude et ils le mangeront à ma santé. Ils ne seront pas obligés de le manger en une seule fois. Mais en deux repas, ils devraient pouvoir y arriver. Ah, j’ai oublié de vous dire qu’il s’agit d’un versaillais. Un nom de gâteau que je ne connaissais pas jusqu’à ce lundi. En tout cas, heureusement, je ne le paierai pas car si le versaillais m’était compté, je ne le prendrais pas.