C’est un peu l’état dans lequel je suis, ce matin, depuis mon réveil nocturne. Je me suis levé à l’envers. Je suis allé travailler à reculons et j’ai bien fait car je n’avais pas envie de voir les choses en face. Tout m’a énervé et il m’a semblé bien loin, le moment très agréable d’hier matin quand nous avons partagé la bouteille de champagne avec mes collègues. Comme le temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Et aujourd’hui, ça a été plus pénible qu’hier en termes de travail. Décidément, on aurait pu se croire la veille de Noël alors qu’on en est qu’à douze jours 

Beurre, œuf et fromage, c’est mon état d’esprit de ce 12 décembre mais pas que. Pas que mon état d’esprit, mon état physique aussi. J’ai dû prendre un coup de vieux, depuis hier et je ne m’en suis pas rendu compte sur le champ. Déjà, j’ai encore et toujours mal aux bras depuis la séance de gym avec le coach, de lundi matin. Il m’a fait trop forcer sur des muscles qui avaient commencé leur hibernation. Alors, pour attacher ma ceinture de sécurité, je peux vous dire que je galère, tant j’ai mal. Mais bon, ça, je sais que ça va aller decrescendo, pas comme les gilets jaunes.

Mou comme du beurre qui n’est pas resté au réfrigérateur. Œuf comme celui qui n’est cuit que quelques minutes. Fromage comme un camembert coulant, incapable de bien se tenir. Voilà ce à quoi je ressemble, là. Avec cette migraine de lendemain de fête qui n’a pas eu lieu. Avec une envie d’aller me cacher sous la première couette venue. Avec l’envie de rien, plutôt. Alors, ma foi, si j’en ai encore un peu, je pense que je vais me faire porter pâle pour le rester de la journée. Je me sens, comment dire, je me sens… Bof, voilà, je crois que c’est ce qui résume le mieux mon état.