Ce matin, et non pas hier, je portais un élégant sweat-gilet à rayures bleues et blanches. Sauf la capuche qui elle, est unie dans l’azur. Pas comme le ciel qui nous couvre et nous gâche la vue, depuis ce matin. Et, en allant livrer quelques fruits et légumes du marché au patron et à Claude, je me suis entendu dire des compliments sur ma tenue, décontractée mais élégante. Des couleurs qui me vont bien, ont-ils ajoutée. Et qui vont  bien avec tes cheveux blancs. J’en ai rosé de plaisir. Ce qui continuait d’aller bien avec ce que je portais.

Et je leur ai dit que c’était mon côté Montebourg. Mais je m’en suis voulu aussitôt car je n’étais pas sûr de vouloir lui ressembler même si je n’ai rien contre lui. Mais bon, chacun chez soi et les boutons seront bien cousus. Mais tout ça m’a donné à réfléchir. Si je devais faire partie de son courant, à Arnaud, dans quelle partie préfèrerais-je être ? Dans la première, évidemment, dans celle qui me mettrait sur la première marche du podium, à la place numéro un, je serais alors un montebourrin. Et rien que le mot, pour un homme, c’est un peu flatteur. Ça fait tout de suite étalon.

Sinon, je pourrais envisager de me marrer à chaque fois que je descendrais la poubelle et faire partie des montebourrier mais l’image que ça dégage n’est pas des plus flatteuses, alors, j’oublie ça et je passe à autre chose. Je pourrais aussi tenter de le coup de l’ivresse à outrance mais montebourré, je sais, au fond de moi que ça ne me convient pas. Si j’avais de l’argent, je pourrais le place dans les huîtres et devenir un montebourriche mais là encore, je ne le sens pas. Non, je n’ai envie de rien de tout ça. Quitte à devenir un montebourrien. Ça me suffit comme ça.