Des fois, on croit des choses qui sont même pas vraies. Tiens, la bourse et la Bourse. Tout le monde pense que la Bourse (où l’on boursicote) et la bourse (dans laquelle on met ses sous) viennent du même mot, ont la même origine, quoi. Alors que c’est aussi faux qu’un usage du même nom. Il faut donc éviter de mettre les pieds dans les idées reçues, ça ne porte ni bonheur ni malheur, c’est idiot. C’est tout. Tiens, pour vous aider à ne plus vous couvrir de ridicule, voici un moyen mnémotechnique pour apprendre et retenir la différence entre les deux origines :

* la bourse, porte-monnaie, est bien un tout petit sac (un sachet) un peu rond qui vient d’un mot du bas latin, bursa, qui signifiait cuir et que l’on a adapté selon les besoins du Moyen-Âge.

* la Bourse, établissement de spéculation (plus je t’avance, plus tu spécules, comment veux-tu que je t’en… prête encore ?) devrait plutôt son nom à une éminente famille vénitienne, les Della Borsa, qui prospéra au XVIème siècle sur la place financière de Bruges, dans la future Belgique. Cette famille changea son nom en Van der Burse pour passer incognito au milieu de ces futurs belges

Et quand on y regarde de plus près, ce n’est pas le seul mot qui a une double origine alors qu’une similitude de sens. Tiens, les couilles, par exemple, pour rester dans le même ordre d’esprit. Saviez-vous seulement que couilles et testicules ne sont pas réellement synonymes ?

* testicules : est un mot du latin qui était testiculus et qui signifiait bourse de vie (et non pas « la bourse ou la vie » et qui est masculin. Ce qui s’explique par le dicton très connu dans les backrooms : « plus j’avance, plus testicule, c’est normal car c’est mascule. »

* couilles : vient du nom d’une famille grecque, les Kouillis, qui s’installa à Mykonos et qui colonisa l’île d’Ibiza et ils avaient de telles poches sous les yeux, que, pensant être drôles, les paysans du coin disaient, ils ont des yeux en peaux de testiculi, les Kouillis. De là à faire l’anale-ogie testicules et couilles, il n’y eut qu’un pas que seuls les esprits légers osèrent franchir.

Ce qui n’est pas mon cas.