24 janvier 2018

si in singultum, digitum, ubi non debet*

Je reviens un instant sur le billet d’hier, subtilement intitulé « encore trois choses que je ne savais pas jusqu’à ce matin » parce que c’était vrai (à ce moment-là) que je ne savais pas tout ce dont j’ai parlé avant d’écrire sur leur sujet.  Et là, juste après avoir mis le point à cette longue phrase, je m’étonne moi-même car ça, c’est de la phrase. De la bonne phrase des familles, un peu longue mais compréhensible. Oui, tout à fait. Elle me semble parfaitement compréhensible par n’importe qui, quels que soit... [Lire la suite]

16 janvier 2018

le retour du mauvais coucheur

« Oui, je viens de monter dans le tram, je serai chez toi dans moins d’un quart d’heure, normalement. Ça va ? Oui, moi, ça va, le temps n’est pas terrible, c’est très humide et on ne peut pas sortir sans parapluie mais ça va. De toute façon, on aura le temps de parler de tout ça tout à l’heure. Attends, pendant que j’y pense, tu as eu des nouvelles de Marie-Anne ? Je voulais te le demander l’autre fois et j’ai oublié. Ah oui ? Ah bon ?  Tant mieux, alors. Enfin quand même, je la croyais plus vieille que... [Lire la suite]
15 janvier 2018

vivre avec son temps présent

Ce matin, j’ai vécu un moment à la fois extraordinaire et banal. Banal parce que ce moment-là était quasiment le même pour tous les autres, pour tous ceux que j’ai croisés. Que ce soit sur le chemin pour aller à la station de tram ou dans ce dernier ou encore, dans les rues, autour de la place des Quinconces. Il était à peine huit heures quand je suis sorti de chez moi. Le jour, cette grosse feignasse, était encore au lit et se tapait comme une grasse matinée, ce qui est inadmissible, un lundi matin. Le dimanche, passe encore mais le... [Lire la suite]
04 janvier 2018

des petits vœux pas très pieux

Et quand je lui ai souhaité une bonne année, il m’a regardé en haussant les épaules et il m’a répondu, d’un air triste : mon pauvre ami, une bonne année ? Figurez-vous qu’elle ne commence pas bien et je crois qu’une année qui ne commence pas bien, elle ne peut pas être bonne. Et là, j’ai réalisé que j’aurais mieux fait de me taire. De m’abstenir. Car j’ai eu droit à une litanie inattendue mais surtout, très, très, très longue. Interminable. Et je ne savais plus quoi faire pour lui faire comprendre que je n’avais pas que ça à... [Lire la suite]
22 décembre 2017

et si je l'avais oublié quelque part ?

En même temps, comme le dit souvent Manu Macron, je me demande si… Oui, parce que je pense m’être fait voler mon vélo mais si ça se trouve, c’est moi qui l’ai oublié quelque part. Un jour où je suis allé en ville et j’ai été tellement occupé voire préoccupé que je suis rentré par le tram ou par le bus sans me souvenir que j’étais venu en pédalant. Alors ma foi, il ne me reste plus qu’une chose à faire : aller à sa recherche dans les endroits où j’aurais pu le laisser. Mais le problème, c’est que j’ai pu l’attacher comme j’ai pu à... [Lire la suite]
26 novembre 2017

surtout, ne pas oublier le vinaigre blanc

Surtout, demain matin, en allant faire mes courses du lundi matin, il ne faut surtout pas que j’oublie de prendre du vinaigre blanc. Parce que sinon, ça va devenir critique, ici, si je tombe en rupture. Voilà, maintenant que je l’ai écrit, je pense que j’ai plus de chances de m’en souvenir. Tant pis si je l’ai écrit dans mon blog, ce qui ne regarde personne et en plus, ce qui n’intéresse personne. Mais après tout, la mode étant de ne plus avoir aucune pudeur nulle part, je ne vois pas pourquoi je ne m’y mettrais pas, moi aussi.... [Lire la suite]

07 septembre 2017

la sentence : un jour de réclusion

La sentence est tombée brutalement : au réveil, cette nuit, en allant travailler, j’ai tranché dans le vif du sujet et j’ai donné le verdict de mes délibérations. Ça n’a pas été simple et j’ai dû fermement batailler pour atteindre mon objectif. Finalement, c’est lors d’un vote à main levée que je me suis obtenu tout seul la majorité non seulement relative mais surtout, absolue. Aujourd’hui, je serais donc condamné à un jour de réclusion. À perpétuité. Jusqu’à ce que nuit s’ensuive. Parce que c’était la meilleure peine que je... [Lire la suite]
15 juillet 2017

écrit vendredi pour samedi

Demain, à l’heure où blanchira peut-être la campagne… non, un peu plus tard, à vrai dire. Demain, vers 9h voire 9h30 à tout casser, sauf ma montre, si tout va bien, nous partirons directement de mon boulot pour St Maixent. Le président va me rejoindre ici par le bus et le tram (un changement à La Gardette avec le 32 ou un changement à la mairie de Lormont avec le  7, à moins que ça ne soit l’inverse ?), pour environ 9h et le temps que je termine ce qui ne serait éventuellement pas fait, après, ce sera le top départ. ... [Lire la suite]
13 juin 2017

au pas, camarade, au pas, au pas, au pas

Quand je l’ai paramétré afin de m’en servir juste après l’avoir reçu, j’ai été étonnamment surpris de voir que c’était aussi génial que ça. En effet, il a compté un premier pas dès que j’en ai fait un, le premier justement, ça a compté 1. C’est bien fait, les podomètres, finalement. Et ensuite, ça a compté deux. Mais j’ai tout de suite voulu vérifier, un peu sournoisement, je l’admets, si ça décomptait quand je marchais à reculons. Eh bien non. Ça semble ne pas fonctionner. J’allais dire « ne pas marcher », ce qui aurait été... [Lire la suite]
11 avril 2017

en sortant de l'école

En sortant de l’école, je suis passé par les buissons, le petit bois et la clairière et là, j’ai regardé les tapis d’herbes sauvage que les fleurs des champs avaient décoré très méthodiquement : en endroit fait que de pâquerettes, un autre, de petites pervenches qui font penser à des violettes et encore un autre de pissenlits. Je me suis même dit que si je devais en ramasser pour faire des bouquets, il me faudrait une brouette de nain de jardin tellement il y en avait tant et tant et encore Le paon fait la roueLe hasard fait le... [Lire la suite]