15 janvier 2018

vivre avec son temps présent

Ce matin, j’ai vécu un moment à la fois extraordinaire et banal. Banal parce que ce moment-là était quasiment le même pour tous les autres, pour tous ceux que j’ai croisés. Que ce soit sur le chemin pour aller à la station de tram ou dans ce dernier ou encore, dans les rues, autour de la place des Quinconces. Il était à peine huit heures quand je suis sorti de chez moi. Le jour, cette grosse feignasse, était encore au lit et se tapait comme une grasse matinée, ce qui est inadmissible, un lundi matin. Le dimanche, passe encore mais le... [Lire la suite]

27 octobre 2015

terrassé en automne

Quand on est assis en terrasse, comme moi, là, maintenant, pour prendre un café, si le lieu est fréquenté, bien dans le passage, il en devient quasiment inépuisable d’intérêt. C’est un de mes bonheurs, quand je ne lis pas un bouquin, à la même place, que de prendre le temps d’observer les autres, ceux qui marchent, ceux qui déambulent, ceux qui sont mes collègues assis autour de moi devant qui une bière, qui un thé, qui un soda, qui un café ou qui un quart Perrier. Les deux, là, par exemple, à ma droite, à ma juste droite. Elle et... [Lire la suite]
09 septembre 2015

tous les matins du monde

Chaque matin, ici, comme partout ailleurs, c’est un peu la même chose, l’éternel recommencement, l’éternel retour des choses. Il n’y a pas un matin qui ne ressemble à un autre matin (je parle des matins naturels, pas ceux de la civilisation, pas ceux des hommes), et ce, depuis la nuit des temps. Tous les matins du monde sont les mêmes, que ce soit celui d’aujourd’hui ou ceux, passés, du Moyen-Âge ou ceux, à venir, du vingt-deuxième siècle. Tous les matins se ressemblent. Pour ceux qui ne savent pas voir les choses de près. Pour ceux... [Lire la suite]
20 novembre 2014

tourner la page

Peut-être même que ce qui m’a le plus fasciné, dans le concert de mardi soir, à l’Auditorium de Bordeaux (voir billet du 19 novembre), c’est sans doute la présence du petit tourneur de pages. D’abord, j’ai vu arriver les deux virtuoses et dans leurs pas, le petit mec habillé de noir, avec une allure d’étudiant voire de lycéen en costume. D’une sobriété efficace. Il a attendu que le pianiste s’installe pour s’asseoir à son tour. On l’apercevait plus qu’on  ne le voyait, derrière la corpulence du musicien russe à la bedaine un peu... [Lire la suite]