20 janvier 2020

tu es par-dessus les toits

Il n’y a pas que le ciel qui est par-dessus les toits, si bleu, si calme (pas toujours bleu et pas toujours calme), il y a toi, aussi mais toi, tu es bien au-dessus des toits. Tu es au-dessus de tout. Et même si je monte sur un grand escabeau à sept marches, je n’arrive pas à la bonne hauteur pour te voir. Et même si je monte sur l’échelle des valeurs, je suis encore trop petit. Et d’ailleurs, qui suis-je moi, si petit, si nerveux, pour prétendre t’aimer ? N’y a-t-il pas abus de bien affectif ? N’y a-t-il pas détournement de... [Lire la suite]

17 novembre 2019

la chatte sur moi brûlant

Ce fut comme un orage affectif, un déluge d’amour et j’en ai pris plein le cœur. Quand nous nous sommes (enfin) retrouvés ensemble, comme si c’était une première fois. Comme si c’était la première fois. Avec toi, c’est toujours la première fois, comme le chantait Serge Lama : « Ne t’en fais pas, non ne t’en fais, c’est toujours comme ça, la première fois ; d’abord on ne dit rien puis on se dit tout, on a peur des chiens et on a peur du loup… » Mais moi, je n’ai eu peur ni des chiens, ni des loups et encore moins... [Lire la suite]
28 mars 2016

il n'y a pire sourd que celui

Être handicapé, ce n’est pas drôle. Mais il y a différentes formes de handicap et l’une de celles qui me fait le plus peur, c’est de perdre la vue. Encore qu’on peut se poser la question de savoir s’il ne vaut mieux pas naître aveugle que le devenir. C’est vrai, blague à part, avoir déjà pu voir les choses et ne plus pouvoir le faire, ça doit être terrible, de n’en avoir qu’un souvenir qui doit s’estomper peu à peu. À moins que l’esprit les conserve plus intacts que je ne l’imagine. Je n’aurai jamais la réponse à cette question. À... [Lire la suite]
26 août 2015

un sur trois

Nous étions trois, jusqu’au 21 août et là, j’ai réussi à éliminer les deux autres. Parce que déjà, quand nous étions deux, ça en faisait un de trop mais quand nous avons vu arriver le troisième, il y a peut-être deux mois de cela, j’avoue que je n’en pensais pas moins même si j’ai fait bonne figure en le saluant d’un large sourire comme si nous pouvions être de connivence. Parce que moi, je n’aime pas la concurrence : ni celle de la qualité, ni celle de la quantité, ni celle de l’affectif, ni celle de la référence et encore moins... [Lire la suite]
27 décembre 2014

jouer à me faire un cadeau

Finalement, comme je n’ai pas été gâté pour Noël a contrario de tous les gens que je connais autour de moi, j’ai décidé de me faire Noël tout seul comme si j’allais me faire hara-kiri car deux jours après le jour N, les magasins sont toujours remplis, non pas d’acheteurs potentiels, cette fois mais de rendeurs de cadeaux non désirés ou qui ne conviennent pas. Et de spéculateurs sur les cadeaux reçus. Du coup, j’ai décidé de jouer à la marchande et à celui qui fait un cadeau surprise à quelqu’un qu’il aime plus ou moins mais ce n’est... [Lire la suite]
12 septembre 2014

quatre êtres vous manquent

C’est notre avant-dernier jour ici que j’écris ce billet comme si c’était notre dernier jour. Parce que pour certains, c’est le dernier jour du reste de leur vie et pour moi, ce sera le lendemain, soit aujourd’hui. Le temps de faire une halte chez les parents, comme à l’aller, histoire de ne pas rentrer trop vite à Bordeaux et parler encore et encore un peu de ces vacances plutôt réussies. Tant au niveau affectif que météorologique. Ou  l’inverse. Des fois, je me mélange les pinceaux. Surtout dans tout ce qui est affectif et... [Lire la suite]