C’est notre avant-dernier jour ici que j’écris ce billet comme si c’était notre dernier jour. Parce que pour certains, c’est le dernier jour du reste de leur vie et pour moi, ce sera le lendemain, soit aujourd’hui. Le temps de faire une halte chez les parents, comme à l’aller, histoire de ne pas rentrer trop vite à Bordeaux et parler encore et encore un peu de ces vacances plutôt réussies. Tant au niveau affectif que météorologique. Ou  l’inverse. Des fois, je me mélange les pinceaux. Surtout dans tout ce qui est affectif et météorologique.

Parce que aujourd’hui qui sera hier demain, c’est le jour du départ d’Isabelle et du patron, chacun dans sa voiture respective mais pour la même direction au moins pendant 80% du voyage. Et à la différence que la voiture d’Isabelle apportera les deux vélos de location que le patron a achetés ici et que sa voiture à lui est noire et décapotable. Et nous, le président et moi, nous sommes restés pour une dernière soirée sans faire la fête. Un peu comme des parents dont les enfants ont quitté la maison parce qu’ils sont devenus grands.

Et c’est là qu’on se rend compte qu’après le départ des parents, lundi après-midi et après celui des deux qui viennent de nous laisser, tout d’un coup, quatre êtres vous manquent et tout est dépeuplé. Et là, j’hésite à leur pardonner car c’est nous qui sommes restés ici sans eux ou à leur en vouloir car, en tant que quatre témoins de notre mariage (il y a déjà trois mois), ils auraient pu rester solidaires et avec nous. En réalité, c’est la vie qui veut ça et quoiqu’il en soit, nous nous retrouverons forcément bientôt, une autre fois, pour de nouvelles aventures tous les six ensemble.