« Moi, je connais la réponse ! » Maman, je sais que tu connais la réponse. Et c’est encore heureux que tu connaisses la date de ma naissance et donc, la date de mon anniversaire mais, d’abord, il n’y avait pas de question et donc, personne n’attendait de réponse mais en plus, comme tu sais quand tu as accouché de moi, je vais te demander, moi, de ne rien révéler sans mon accord. D’accord ? Parce que c’est juste un jeu entre quelques lecteurs, dont Mymy et moi. Ni plus, ni moins. Et parce que le jour de mon anniversaire n’intéresse pas grand-monde vu que pas grand-monde ne lit mon blog. Et je ne dis pas ça parce que j’en suis amer (oui, je dis ça à ma mère), non, c’est juste un constat. Comme un constat à l’amiable. Car on est amis avec mes lecteurs et trices. Enfin, je crois.

Oui, on est amis, c’est une façon de parler car c’est uniquement dans les réseaux (a)sociaux que les gens se disent amis sans se connaître. Mais ça n’empêche pas de bien aimer celles et ceux qui vous suivent pour vous lire. Voire vous élire. Dans la vraie vie, ça peut être un peu différent mais ce n’est pas le sujet de ce billet. Non, le sujet de ce billet, c’est que toi, maman, tu saches quand je suis né et que tu n’as pas le droit d’intervenir ici pour donner la réponse. À personne. Non pas que ça soit une coquetterie de ma part, ce n’est pas mon genre mais vraiment parce que ça m’amuse. Parce que mes soixante ans, comme c’est la première fois que ça va m’arriver et que je ne veux pas en faire une affaire d’état, on en a déjà des tas, d’affaires… Des petites, des grosses, des moyennes… Plein, quoi !

Bref, maman meurt d’envie de dire que je suis né le xx décembre 1959. Hop, j’ai censuré les deux chiffres qu’elle a voulu dévoiler au monde entier (et non pas à mon dentier vu que j’ai encore toutes mes dents, dedans) mais maman n’en a pas le droit. Maman doit garder ce secret au moins jusqu’au lendemain du jour J. Donc, si elle intervient à partir du xx décembre, sachez que ça pourrait fort être le jour d’après. Moi, pendant ce temps-là, je vais juste regarder le temps qui passe pour voir si je suis bel et bien dedans ou si c’est juste une vue de mon esprit. Et maman, comme elle ne fera rien qui aille contre mes intérêts, je sais qu’elle saura tenir sa langue. Au moins jusqu’à la fin de la semaine prochaine. Ou de la suivante. Attendez, il faut juste que je vérifie sur un calendrier pour être sûr.