Pendant que sur Fip, on entend Polo dans sa reprise de « À Paris », soudain, Marseille vient de me siffler, du coup, je me suis retourné car ce n’est pas tout à fait faux, je suis un peu un mec facile.  « Les ennuis, y en n’a pas qu’à Paris, y en a dans l’monde entier oui, mais dans l’monde entier, y a pas partout Paris, v’là l’ennui… » Sauf que moi, ce n’est pas Paris qui me prendra dans ses bras, en cette année 2018 mais bel et bien Marseille qui me fait de l’œil et qui fait déjà battre mon cœur comme si j’avais un rendez-vous galant. Allez savoir pourquoi, c’est maintenant ou jamais. Ce sera cette année. Un peu comme si c’était dans l’urgence.

Tu m’as trop manquée, t’ai-je dit, hier au téléphone. Nous ne nous sommes pas vus depuis dix ans. Nous ne nous étions pas parlé non plus pendant cette décennie, juste quelques échanges de vœux, de SMS, rien que de l’écrit, qui reste mais le lien n’a jamais été rompu. Je te l’ai dit, hier et je te le redirai, tant de temps sans toi, ce n’est plus possible. Même si nous nous sommes retrouvés à cause d’un drame, il ne faut plus attendre. J’ai envie de te voir. De te serrer contre moi. De t’entendre. De t’entendre me parler de toi. Et de ton fils. C’est toi, ma meilleure amie. Aucune autre. Il fallait que tu le saches. Alors, je te l’ai dit. Toi et moi, c’est pour la vie.

Pour te voir, j’ai décidé de succomber aux œillades que vient de me faire Marseille, sur le point de me prendre dans ses bras pour me porter jusqu’à toi. Et je crois que ça sera en mai. J’ai posé deux semaines de congés, justement et comme elles ont été acceptées, je vais regarder comment venir te retrouver. Nous allons venir tous les trois et j’espère que nous pourrons nous voir, passer un peu de temps ensemble. Nous réunir. Marseille, notre point de rencontre. Et je suis confiant, nous nous reconnaîtrons malgré les années qui se sont entassées sur nous. Nous nous reconnaîtrons car quand on est véritablement amis, c’est comme un lien du sang.