Et pourtant, je viens quand même de me lancer dans la préparation de feuilletés jambon et fromage mais je peux vous dire qu’après une petite sieste de près de quatre heures, je n’avais pas spécialement d’allant ni d’envie. Besoin de rien, envie de quoi ? J’ai la tête au bord de l’explosion nucléaire tant j’ai mal, j’ai les jambes lourdes comme si je n’allais pas pouvoir avancer. J’ai mal à la nuque comme rarement. Et aussi dans le bas du dos. Tous les signes d’une fièvre mais sans température. Il y a des jours comme ça où ça ne serait pas la peine d’insister mais il y a bien le minimum syndical à assurer.

Ce matin, j’ai fait un marathon incroyable, vu mon état de décrépitude : je suis allé attendre que mon médecin généraliste arrive, j’ai attendu près d’une heure en plein soleil tout à fait supportable. J’étais le troisième et ensuite, je suis allé au commissariat de police, tant que j’y étais, j’ai porté plainte pour mon histoire de mardi dernier et j’en ai profité pour porter plainte contre cette fièvre qui m’a foutu KO. Et je suis allé me faire faire une analyse de sang et aussi d’urine. On ne sait jamais. Un terrain infectieux ? Alors pourquoi se lever, hein ? Ça n’est vraiment pas la peine d’insister.

Et pour couronner le tout, c’est le grand retour des températures caniculaires. Entre celle que j’ai en moi et celle de dehors, c’est le choc des chaleurs. Et pourtant, je peux vous assurer que je ne suis pas en rut. Bien au contraire. Là ? Maintenant ? Si je m’écoutais, je retournerai sur le lit ou, pour moins donner l’impression d’abuser, je me mettrais sur le canapé. Mais j’ai trop chaud. Mon petit doigt m’a dit qu’il devait faire 37.2° même si on n’est déjà plus le matin. Alors, encore une fois, une dernière fois, à quoi bon tout ça ? Je persiste à dire que ça n’était pas la peine d’insister.