J’ai fait un rêve étrange et probablement pénétrant, cette nuit. J’ai rêvé que la société dans laquelle je travaille venait de déposer son bilan de façon brutale et qu’il n’y avait aucun recours pour nous, les salariés. Et que nous allions même devoir retrousser nos manches pour permettre à nos créanciers d’être payés. Pour ça, moi, personnellement, j’ai ouvert un vide-bureau sur le parking et j’ai tenté de vendre tout ce que je pouvais : trombones, agrafes, Post-It, stylos et même les confettis de ma perforatrice. Mais ça ne rendait pas heureux, de faire ces ventes. Qu’allais-je devenir pour les un peu plus de trois ans (ou les à peine quatre ans) qui me restent à faire ?

Je ne voulais pas non plus que Marine Le Pen vienne faire son numéro d’otarie savante (pardon pour les otaries, elles ne méritent pas une telle comparaison, je sais mais tant pis on n’a qu’à dire que c’est de l’humour) dressée pour faire des selfies avec les crédules qui lui font confiance quand elle leur promet que s’il le faut, elle nationalisera notre entreprise en faillite pour la redresser. Quand je vous dis que c’était un rêve étrange et pénétrant, vous pouvez me croire. J’étais vachement mal à l’aise. Ça me rendait très malheureux, toute cette histoire-là. Mais heureusement, je me suis réveillé à temps pour comprendre que ce n’était qu’un cauchemar.

Je me suis un peu rendormi et là, j’ai fait super gaffe à ne pas retomber dans un inconscient qui me ferait vivre des choses désagréables. Je suis resté sur le qui-vive jusqu’à ce que le réveil sonne l’heure de sortir du lit. Et là, je me suis imaginé lundi prochain, après une soirée électorale très confuse où les deux finalistes sont au coude à coude et je suis allé me coucher sans connaître les résultats que j’apprends dès que je me lève et là, j’apprends la terrible nouvelle qui va bouleverser le monde dans le mauvais sens du terme. Elle a gagné. Pardon d’insister mais c’est vraiment un rêve étrange et très pénétrant. D’ailleurs, j’en ai mal à la tête et j’en ai même mal au cul.