J’aurais pu tomber dans la facilité et parler du muguet du 1er mai, porte-bonheur (ah oui ?) ou de la Fête du Travail (alors pourquoi on ne travaille pas, justement, aujourd’hui, pour fêter ça ?) mais non, je vais parler de la pluie et du beau temps. Parce que, un coup il pleut et un coup, il fait soleil, aujourd’hui. On ne sait plus à quelle météo se vouer. Il n’est question d’aucun saint car nous sommes un jour totalement laïc, aujourd’hui.

Tiens, mon correcteur d’orthographe me surligne laïc en vert, je me demande pourquoi. J’espère que ce n’est pas pour une question de trémas car je suis sûr de moi, laïc, ça s’écrit avec deux trémas. Tout à l’heure, je lancerai la correction générale du texte et je verrai ce qu’il va me dire, le bougre… Non, finalement, je n’ai pas pu attendre, je viens de vérifier. C’est parce qu’il voulait accorder laïc avec « nous sommes », dans la même phrase.

Je disais donc que nous sommes (au pluriel) le lundi 1er mai et finalement, c’est quand même un jour férié pour moi, contrairement à ce que j’ai pu écrire avant-hier, samedi. Car comme la plupart des magasins sont fermés, aujourd’hui, je ne suis pas allé faire mes courses de début de semaine, je ne vais pas à la piscine non plus et donc, c’est un lundi pas tout à fait comme les autres. On va donc valider le fait que je suis pleinement férié.

Enfin, je dis ça, mais tout à l’heure, je vais retourner en cuisine pour terminer mes préparations. Ce matin, c’était la cuisson des légumes achetés au marché hier matin et cet après-midi, ce sera le plat pour demain soir et samedi prochain. Je me lance dans un goulasch. De bœuf. Pardon ? Ce n’est pas un plat de saison ? Dites-moi juste dans quelle saison on est là, parce que depuis deux jours, il fait froid et tantôt il pleut, tantôt il fait soleil.

Je sais, je me répète. Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Et tant va la cruche à l’eau… Ah non, je ne peux pas. C’est férié aussi pour les proverbes, le 1er mai, à ce qu’il paraît. C’est embêtant car je ne sais toujours pas de quoi je vais parler, aujourd’hui. Je n’ai pas grand-chose en tête. Je manque d’inspiration. Je vais sans doute aller me faire une toile. Au cinéma. Au moins, là, je serai à l’abri. Et on verra après. Si je m’en sens.