Il va falloir que je me dépêche à écrire mon billet quotidien car vu comment je suis fatigué, si ça se trouve, je vais m’écrouler de sommeil sur mon clavier et je me réveillerai avec AZERTYUIOP sur le front. Et comme je ne pense pas que ça soit vraiment très confortable de dormir sur un ordinateur portable…

Ça m’est déjà arrivé d’être dans un état proche de celui-ci, au travail et de faire des tâches tellement répétitives que j’étais dans une semi-conscience, un peu comme quand on est hypnotisé, et si mes doigts appuyaient sur les bonnes touches sous un œil pas tout à fait avisé, l’autre œil dormait du sommeil des justes.

En gros, si je dois faire une validation en série dans un tableau Excel et que je suis crevé, je suis capable de le faire en mode « pilote automatique », si, si, je vous jure. Et là, je sens bien que si je ne mets pas le turbo, je vais m’assoupir avant d’avoir commencé à écrire mon billet. Tout en pensant à la sieste qui m’attend.

La sieste : comme je le comprends mon père. Je pense que c’est encore une chose que je saurai bien faire, comme lui, quand je serai en retraite. Parce que là, je n’ai pas toujours le temps. Aujourd’hui, en particulier, il va falloir que j’aille en ville pour récupérer un truc commandé à la pharmacie des Herbes, entre autres.

Parce qu’il faudra aussi que je passe chez le patron pour qui j’ai acheté diverses choses en faisant mes courses : un déodorant pour les aisselles, une mousse à raser pour peau sensible, une paire de petits talkies walkies et des piles d’avance. Après ça, si j’y vais de bonne heure, je pourrai me mettre en mode allongé.

Enfin, tout ça pour dire que je suis un peu à plat. Et tout ça à cause de la facturière de nuit qui a eu la mauvaise idée de se faire arrêter et si on ne me demande pas de la remplacer œil pour œil, dent pour dent, je commence quand même un peu plus tôt que d’habitude et ça, j’ai du mal à m’y faire. Vraiment. Totalement.

Et là, j’ai l’impression de vivre en décalage horaire sans avoir pris l’avion. Alors, si je ne vois pas encore le bout du tunnel, le bout du rouleau, lui, je peux vous dire que zzz zzzz zzzzzzz zzzzzzzzzzzzzzzzzzzz zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz zzzzzzzzzzzzzzzzzzz zzzzzzzzzzzzzzzzzzzz zzzzzzzzz