Vivement dans un an qu’on soit un an plus tard. Ainsi, les fêtes de fin d’année 2017 seront passées, derrière moi et je pourrai envisager 2018 d’une façon un peu plus sereine. C’est drôle, mais cette année, les vœux que j’ai pu envoyer à tous mes amis, ma famille et mes proches, je n’y croyais pas plus que ça. Mais j’ai fait comme si. Comme si c’était encore un peu du domaine des possibles. Donner le change. Je vais bien, tout va bien…

C’est exactement ce qu’on s’est dit en janvier 2015, quand nous nous sommes tous souhaités nos bons vœux de bonne année et de bonne santé. Une semaine après le réveillon, les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher. Et en novembre, les fusillades dans Paris et dans le Bataclan. Bonne année mon cul, oui ! Et si en janvier 2016, il n’y a pas eu de drame du même style, c’est le 14 juillet que c’est arrivé à Nice. Bonne année mes couilles, oui !

Alors vous comprendrez bien que comme plus ça va, moins ça va, je n’ai plus qu’une hâte, que l’on passe tout de suite à l’année suivante afin d’éviter toutes les horreurs potentielles qui pourraient survenir en 2017. Et pourtant… et pourtant, si je vous disais qu’au fond de moi, je ne sais pas pourquoi ni comment, mais je pressens que 2018 ne sera pas une bonne année. D’un point de vue personnel, j’entends… je ne parle que de moi, là.

Au fond, de toute façon, je ne parle toujours que de moi. « Parlez-moi d’moi, y a qu’ça qui m’intéresse, parlez-moi d’moi, y a qu’ça qui m’donne d’l’ émoi… » chantaient Jeanne Moreau et Guy Béart, en 1980… une chanson qui a disparu de toutes les compilations de Béart. À croire que je l’ai rêvée, cette chanson qui aurait pu être écrite pour moi. Mais non, sur Google, on en parle. Qu’est-ce que j’aimerais en avoir une version sur CD ! Si seulement…

Ça, au moins, ça me redonnerait un peu de foi en ce début d’année. J’y croirais peut-être un peu plus, si je pouvais l’obtenir cette chanson qui me ressemble tant. Du moins, dans mes souvenirs. J’avais vingt ans et je croyais encore à un avenir. Maintenant que celui-ci est bien avancé, vous voulez que je vous dise ? Bof. Voilà, ça résume bien mon sentiment : bof. Pas mieux. Alors, vous voyez, bonne année et bonne santé ? Oui, si vous voulez.