C’est décidé. Chaque quatre de chaque mois, je vais essayer de me mettre aux mathématiques et en profiter pour vous faire partager mes éventuelles compréhensions mais surtout, des nombreux problèmes que je ne saurai jamais résoudre puisque je n’aime pas les maths, a priori et que j’ai toujours été nul dans cette matière, qui ne me faisait pas rêver. Changeons l’ordre des choses établies. Et voyons ce que ça peut donner après avoir pioché dans la liste des théorèmes non résolus sur Internet (parce que j’ai sauté toutes les tables de multiplications jusqu’à douze, là, je me débrouillais plutôt bien, donc, aucun défi à relever.)

Les nombres premiers jumeaux. Jusqu’à 15h25, aujourd’hui, je ne savais pas que ça existait. Je connaissais les nombres premiers mais je ne savais pas qu’il y en avait des jumeaux, des triplés, des cousins, des « sexy » et tant d’autres. Comme je suis un débutant particulièrement novice, je ne vais m’arrêter qu’aux nombres premiers jumeaux, je m’intéresserai à ceux qu’on classe dans la catégorie sexy une autre fois, un soir, dans mon lit… si personne ne vient me déranger, alors…

Voyons donc la définition des nombres premiers jumeaux : deux nombres premiers jumeaux sont deux nombres premiers qui ne diffèrent que de 2. Oui… et je dois faire quoi, là, avec cette définition ? En trouver des premiers et jumeaux ? Voyons, voyons… si 5 est un nombre premier et qu’on ajoute ou retire maximum 2, on obtient 3 et 7. Est-ce que j’ai bon, là, monsieur ? Oui ?... Ouaiiiis ! J’ai compris un théorème de maths. Ouais, ouais, ouais !...

Finalement, les nombres premiers jumeaux, c’est trop facile. Je vais m’attaquer aux nombres premiers triplés. Pardon ? On ne dit pas nombres premiers triplés  mais triplet de nombres premiers ? Vous chipotez, monsieur le professeur, là, vous chipotez et sachez que ça ne m’impressionne pas du tout, maintenant que j’ai pris confiance en moi… Oui, pardon, je vous écoute… sur les triplets de nombres premiers…

Les triplets de nombres premiers, ce n’est pas seulement un n-uplet de trois nombres premiers ? Vous exigez en plus que ces trois nombres soient les plus proches possibles les uns des autres ? Vous n’avez pas peur que ça conduise à considérer uniquement les triplets de la forme suivante : (p, p + 2, p +6) ou (p, p + 4, p + 6), les trois nombres étant premiers ? Ah, c’est bien ce que je disais. Mais là, vous voyez, ça commence à me donner mal à la tête. 

On peut parler d’autres nombres premiers plus simples, si vous avez quelque chose pour moi, monsieur le professeur. Je vais d’abord prendre un cachet de paracétamol. Excusez-moi une seconde… Les nombres premiers cousins ? Je vous écoute : ce sont des paires de nombres premiers qui diffèrent de 4. Il découlerait de la première conjecture de Hardy-Littlewood que les nombres premiers cousins ont la même densité asymptotique que les nombres premiers jumeaux…

Vous savez quoi ? Je suis parti en courant. J’ai pris mes jambes à mon cou malgré mes douleurs cervicales et je suis rentré chez moi. Et même si j’ai toujours les nombres premiers « sexy » sous le coude pour les soirs de solitude, je crois que je vais abandonner mon idée première de faire du 4 de chaque mois un billet consacré aux mathématiques. Finalement, ça ne me convient pas. Définitivement pas. Ou alors, plus tard, quand je serai en retraite. Dans un peu plus de quatre ans sauf que 4, ce n’est pas un nombre premier. Alors, plutôt 3 ans que 5, d’accord ?