Et pourquoi n’avez-vous pas écrit votre billet quotidien plus tôt dans la journée ?

Ben heu, à vrai dire, j’avais le choix entre le faire juste après déjeuner et ne pas me reposer ou attendre d’être allé en ville pour deux ou trois courses et remettre un dossier au patron… oui, la grande enveloppe que j’avais avec moi, tout à l’heure, quand je suis parti en tram pour aller au centre-ville… mais de fil en aiguille, le temps a passé et au lieu de rentrer rapidement chez moi, je suis revenu que vers 17h30 alors forcément, ça m’a mis un peu en stress quand j’ai vu l’heure qu’il était et que je n’avais aucune inspiration.

Vous ne vous sentiez pas bien, peut-être ? Des douleurs dans le cou ? Mal à la tête ?

Que nenni ! Rien de tout ça, justement, aujourd’hui. En plus, il a fait très beau mais je me suis laissé prendre, je me suis laissé piéger et quand j’ai vu le patron et Claude qui s’apprêtaient à aller promener les chiens, histoire de pouvoir discuter un peu avec eux… avec le patron et Claude pas avec les chiens, je me suis proposé de les accompagner. Non pas que j’en avais spécialement envie mais je ne voulais pas non plus ne faire que le coursier. Avec la grande enveloppe. Alors, nous sommes partis tous les cinq, les deux chiens et nous trois et ça nous a pris un bon trois-quarts d’heure.

Ça n’explique pas pourquoi vous êtes rentré si tard car si on compte bien…

Oui, je sais, pardon de vous couper la parole mais quand je suis parti en ville, il était juste 14h, le temps de passer aux Grands Hommes (même pas reconnaissants) et de vaquer un peu dans les rayons de chez Mollat, je suis arrivé chez le patron à 15h et nous sommes rentrés de promenade une heure après. Et là, quand il m’a demandé si je voulais bien l’accompagner chez Uniqlo, je lui ai répondu de ne pas me tenter. Car je savais que ça allait encore me prendre une heure. Et ça n’a pas raté. Je me suis laissé tenter. Et j’ai acheté trois choses.

Je note donc que ce sont vos petits plaisirs en premier. Pour la peine, vous n’écrirez pas aujourd’hui.