Et puis quoi encore ?

Je dois rendre des comptes à je ne sais quelle nouvelle autorité auto-proclamée ? Ah mais pardon, je ne suis pas d’accord. À ce que je sache, François Hollande n’est pas parti. Pas encore. Il a juste dit qu’il partirait après son mandat, en mai prochain. À moins que ça ne soit fin avril. En tout cas, dans ces eaux-là. Et d’ici là, d’ici ces eaux-là, ni la droite, ni la droite décomplexée, ni l’extrême droite n’ont le pouvoir. Ni sur le pays, ni sur mon blog. Alors que les censeurs d’hier, qui ont osé me montrer du doigt parce que j’écrivais mon billet en retard, soient maudits jusqu’à ce que soient tous les mots dits. Jusqu’à la quatrième génération. Au moins. Voire la cinquième. Ne sois pas chiche, mon petit gars moi-même…

Non mais sans blague, quoi !

C’est vrai, ça. On leur donne un bras et ils passent par la fenêtre. Et moi, je dis non. Et moi, quand je dis non, c’est non. Je ne fais pas semblant de dire non. Il n’y a pas de raison. Qui sont-ils ceux-là pour m’interdire d’écrire dans mon blog ? En plus, moi, si on m’interdit quelque chose et que je ne trouve pas ça justifié (pour ne pas dire juste), je fais exprès de faire ce que je n’ai pas le droit de faire. Rien que pour montrer que je suis un rebelle. On a les révoltes qu’on peut se permettre. Physiquement, je n’en impose pas alors, avec les mots, je me rattrape. Je me venge. Je vais, je vole, je cours et je venge. Et justement, hier, j’ai quand même écrit et aujourd’hui, je n’écrirai pas parce que là, justement, je n’en ai pas envie.

Et puis après tout, hein ?

Non, je n’ai pas envie d’écrire. Alors je n’écrirai rien aujourd’hui. Et ne croyez pas que c’est un manque d’inspiration. Non, je sais très bien de quoi j’aurais parlé si j’avais eu envie d’écrire. J’aurais pu parler du Téléthon. Ou du pape François. Ou de la différence entre les saucisses de Morteau et celles de Montbéliard. De l’autre folle, là, l’homéopathe de mes deux, triste comme un jour sans gluten, la Quelquechose-Kahn. Rien à voir avec Dominique ? Non, ça se verrait. Elle aurait l’air moins triste. Non, je ne ferai aucun écrit, aujourd’hui. Je ne ferai aucune déclaration. Je vais me murer dans mon meilleur silence. Et de toute façon, je ne parlerai qu’en présence de mon avocat. Ou de mon directeur de conscience.

Oui, parce que bon, franchement…