Bon, ma lessive est faite, la machine s’est arrêtée il y a sans doute un bon moment mais je n’ai pas fait attention qu’elle avait terminé son travail car, je dois l’avouer, j’ai craqué, après déjeuner, je me suis mis sur le canapé devant la télé, allongé de tout mon long et je me suis endormi, d’abord à petits coups d’ensommeillement en pointillés (que je n’ai pas découpés selon) puis lourdement et quand j’ai émergé, Julie Andrieu était en train de parler d’andouillettes AAAAA et je me suis fait violence pour me lever et sortir de ma léthargie. Ce n’est pas bon de faire des siestes au-delà d’une vingtaine de minutes mais moi, ça a duré un peu plus de deux heures. Je vais me faire gronder ? J’espère que non. En tout cas, depuis que je suis sorti de ce traître de canapé, je suis un peu désorienté. Il paraît qu’il fait vingt degrés dehors et moi, je n’en profite même pas. Pourtant, ça serait bien que je m’aère l’esprit, non ? Bon d’accord, j’irai juste après le paragraphe 3.

Ce matin, j’ai dû aller me faire piquer le bras pour qu’on analyse mon sang, voir si on ne trouve pas quelque chose qui pourrait nous mettre sur la piste d’une quelconque allergie mais on va passer sous silence tous ces détails de santé car le secret professionnel du milieu médical n’est pas un vain mot, chez moi. Et en sortant du laboratoire, il était à peine 11 heures (j’ai débauché très tôt, ce samedi, un exploit pour un samedi de Pâques !) et je suis allé chez Auchan pour acheter deux ou trois bricoles afin d’être assuré de tout avoir pour jusqu’à lundi midi. Enfin bref, j’ai craqué, déjà là, pour deux petits nids au café. Des gâteaux de circonstance pour quelqu’un qui ne participe jamais aux fêtes religieuses (au café, aussi ?) avec de la crème au beurre et tout et tout. Comme dans les bûchettes traditionnelles qu’on trouve à Noël. Un peu comme si, avant de changer d’heure pour passer à celle d’été, j’avais eu envie d’un dernier petit plaisir à l’arrière-goût hivernal. Un plaisir culpabilisant ? Tant pis. 

Et là, je vais devoir sortir malgré moi, profiter du beau temps (relatif, car le ciel n’est pas d’un grand bleu mais un peu chargé de nuages à tendance blanc sale ou carrément gris) et je commençais à peine à poser mon linge propre sur l’étendoir de la cuisine que le patron a appelé et comme je lui disais ce que j’étais en train de faire, il m’a proposé d’amener tout ce que je pouvais chez lui pour qu’il le passe au sèche-linge. Parce que depuis cette semaine et jusqu’à mon prochain déménagement, autour de la mi-juin, juste avant l’été, je suis privé de l’espace horizontal que me proposait le baldaquin du lit de la chambre d’amis. En effet, j’ai retiré toute l’armature pour alléger la pièce alors que ça me servait de corde à linge. Donc, là, dans ma cuisine, je n’ai mis que mes slips (ça n’est pas incompatible avec les poêles), les chaussettes, les chiffons à poussière et les torchons pour la vaisselle. Le reste, je vais l’emporter rue Cabirol. Toujours pas de nouvelles de Lova Moor ?