Finalement, l’idée de génie que j’attendais mercredi (voir le billet du 1er juillet) n’est pas venue mais j’ai quand même pensé à quelque chose de... comment dire ? Quelque chose de talentueux, ça ferait un peu présomptueux alors je vais me contenter de dire que j’ai eu une chouette idée : j’ai déjeuné. Ce n’était pas plus compliqué que ça afin de me tirer de cet ennui qui me gangrenait. Et après, forcément, ça allait déjà mieux à la fois dans mon corps mais aussi dans ma tête.

Sauf que cela n’a pas duré parce que j’avais certes calmé mon estomac mais pas mon esprit. Qui a vite repris le dessus. Au cas où vous ne le sauriez pas, je suis soumis à mes pensées. Parfois à mon corps défendant mais surtout à tout ce qui me passe par la tête. Et mercredi, à peine repu, j’ai repris mes ruminations intellectuelles. J’ai ressassé. Tout repassé en boucle. Et j’ai tourné en rond dans cette tête que j’ai failli me mettre au carré pour mettre les choses au clair.

Alors, je suis allé me mettre en position fœtale, sur le lit (le canapé était déjà occupé par des télécommandes et des coussins) et je me suis laissé aller à me vider la tête pour y laisser pénétrer des idées neuves et, éventuellement, inédites. Et je me suis endormi parce que la nuit porte conseil, même le jour. Alors que l’ennui, lui, n’apporte jamais de réponse à rien. Et pendant que j’étais là, offert, abandonné à toutes les premières venues de ces idées qui me faisaient rêver, j’ai fait un peu la pute.

Eh bien, croyez m’en ou pas, j’ai finir par lever une idée. Et même si je ne peux toujours pas la qualifier de géniale, en toute modestie, je peux quand même dire qu’elle n’en est pas loin. Et nous nous sommes étreints et je l’ai regardée, observée, admirée avant de caresser l’espoir qu’elle ne s’enfuirait pas de sitôt. Alors, je me suis réveillé et je me suis pincé pour voir si je ne rêvais pas. Non, je ne rêvais pas, l’idée était encore en moi. Par où donc était-elle entrée, je ne l’avais pas vu venir ?

Comme je suis quand même assez partageur, je vais donc vous dévoiler un peu de l’intimité de cette idée, vous en dénuder une épaule afin de vous mettre l’eau à la bouche. Je crois que l’idée lumineuse que j’ai eue afin de moins me casser le cul à bosser pour pas grand-chose de plus qu’il y a deux ans, c’est de justement trouver l’idée magistrale qui ferait que je pourrais alors vivre de mes rentes. Avant l’idée, il y a forcément l’idée d’en avoir l’idée. C’est comme pour la poule et l’œuf. Moi, je sais que tout ça, ce n’est qu’une question de mental. Tiens, d’ailleurs, je vais aller peaufiner tout ça, j’y retourne. Sur le lit. Le canapé est toujours squatté, comme mercredi.