Sous des couverts d’histoires de ma vie, de ma vie privée, parfois, qui m’arrivent et que je raconte dans des billets, au fil de mes humeurs, il faut savoir que je ne raconte pas tant de choses que ça sur moi, en réalité. Parce que je peux aussi donner l’impression de… de donner le change mais, pour tout ce qui me concerne directement, c’est la plupart du temps à mots couverts ou alors, partiellement inventé. Comme quand on s’invente sa propre légende. Jamais vous ne trouverez quoique ce soit de véritablement intime dans ce blog. Donc, ce que je vais écrire aujourd’hui aura un caractère un peu spécial. On n’a qu’à dire qu’il s’agit d’un scoop.

On va parler de mes fils. C’est la première fois que je vais dire quelque chose à leur sujet, ici. Parce que je suis finalement quelqu’un de très pudique et que voilà, je ne vais pas raconter ce qui m’est le plus personnel avec tous les risques de débordement qu’on connaît à cause d’Internet et de l’interprétation que font les visiteurs de ce qu’ils y trouvent. Oui, parlons pour une fois de mes fils. J’en ai trois. J’en avais trois, devrais-je dire. Puisque depuis mercredi, on me les a retirés. Sans que je n’y puisse rien. Sans que je ne puisse rien y redire. Et malgré ma peur au ventre de devoir en passer par là. Cette décision était totalement indépendante de ma volonté.

Je n’ai donc pas eu le choix et on me les a retirés. Définitivement. C’est ce que j’ai cru comprendre. Il ne pourra plus avoir de retour en arrière à propos de cette décision. Je n’ai pas fait le poids contre elle. Contre Hayat. Et ce n’est pas parce que c’est sans doute une des plus belles femmes qu’il m’ait été donné de rencontrer qu’elle avait tous les droits sur mes fils. Mais c’est ainsi que les choses se passent, ici. Elles ont ce pouvoir sur nous. Elle a eu ce pouvoir sur moi. Nécessité à fait loi et je me suis plié à ses volontés. Tant pis pour moi. Ou tant mieux, d’après ce qu’elle m’a dit. Mais une chose est sûre, c’est une infirmière vraiment très bien et elle m’a retiré les fils. Il le fallait. Pour que la cicatrisation se termine au mieux.