29 juin 2017

ça s'en va et ça revient

C’est fait de tout petits riens… Oui, comme je le disais hier, les choses évoluent et ce qui a été n’est plus tout à fait pareil. Le temps fait son travail et ce qui n’était que de l’émotionnel à fleur de peau est en train de tomber progressivement dans le raisonné. Ça n’enlève rien à ce qui s’est passé, à ce que j’ai vécu mais je relativise un peu. Je me dis que ça aurait pu être pire. Et que pour d’autres, c’est déjà pire. Alors, finalement, je ne m’en tire pas si mal que ça. Hormis ce qui est déjà un mauvais souvenir mêlé d'un... [Lire la suite]

21 décembre 2016

ich bin ein berliner mich auch

Allemagne, mère blafarde,  je pense à toi, depuis hier, depuis que j’ai appris, un peu tardivement, cet odieux attentat à Berlin. Berlin, où je suis allé, il y a quelques années et qui, malgré le poids du passé, plus que lourdement présent est contrebalancé par une espèce de douceur de vivre comme un besoin de revanche sur une histoire honteuse. Berlin, c’est l’allée sous les tilleuls, Unter den Linden, où, même en plein mois de mai hivernal, il fait bon se promener. Il faisait bon s’y promener jusqu’à ce jour funeste d’entre... [Lire la suite]
29 novembre 2015

balayer devant sa porte

Je n’ai pas compris pourquoi il y avait autant d’incompréhension voire de stupeur dans ses yeux. Et j’ai choisi de lui tourner le dos et de continuer mon chemin. Quelques minutes avant, j’étais en train de maugréer contre des jeunes adolescents qui n’avaient pas la conscience qu’ils étaient des pollueurs sans gêne en me disant que si personne ne leur expliquait, ils risquaient de ne jamais changer. Parce que manger n’importe quoi, c’est leur problème mais jeter les emballages de leurs sandwiches dans la rue, non, ça, ça n’est pas... [Lire la suite]
07 mars 2015

clin d’œil

CLIN D’ŒIL (à Stéphane Mallarmé)   À travers la transparence des mots, le vocabulaire D’apparition en apparition soupire en brise marine Je reçois le don du poème, les mots surnuméraires Des vers en placet futile sonnent sonnent la mâtine   Dans une tristesse d’été mon pauvre esprit fait aumône Qui me sait las de l’amer repos où ma paresse offense Quelconque est cette solitude d’une après-midi de faune Je me languis, pitre châtié, guignon ; la désespérance   Cette marchande d’herbes aromatiques aux... [Lire la suite]