Je suis capable d’acheter un roman uniquement sur son titre voire pire, uniquement sur la couverture du livre. Parfois, ça me joue des tours vu que je peux me tromper, mes intuitions peuvent ne pas être les meilleures du monde malgré le fait que je leur demande d’être toujours au top. Cela dit, ce n’est pas bien grave. Plaie d’argent n’est soit disant pas mortelle. Et ce que je viens de vous confier, c’était aussi valable pour les disques, à l’époque où je pouvais en acheter régulièrement. Parce que j’avais entendu un morceau, j’étais en mesure d’acheter tout un CD et combien de fois n’ai-je pas été déçu sur l’ensemble ? Encore une fois, ce n’était pas grave, je m’en suis remis. Mais j’ai encore quelques (beaux) restes. La preuve ? Je continue de découper des pages de Télérama, de temps en temps.

Parce qu’un artiste qui sort un album a une bonne critique ou parce qu’un livre est recommandé. Alors, je ne vais plus forcément acheter ce qui me tente, non, j’attends, je mets de côté, j’entasse, j’archive et parfois, j’inclus mes futures trouvailles dans des listes à acheter ou à emprunter (ça, c’est pour l’époque où je prenais souvent des CD à la bibliothèque de Bordeaux) et un jour, peut-être, un jour, je regarderai si j’en ai toujours envie. Si les titres ou les couvertures me séduisent toujours autant. Et la semaine dernière, dans la rubrique « Le rendez-vous critique », du Télérama n° 3748, j’ai été littéralement accroché par la photo de Damon Albarn dont un album solo était en train de sortir dans les bacs. Je n’avais encore jamais entendu son nom, c’était donc un inconnu absolu pour moi. Mais que de promesses !

Damon Albarn by Steve Gullick Damon Albarn (photo by Steve Gullick)

Damon Albarn est un anglais vivant en Islande, ce qui est déjà terriblement attirant. Il a été membre de plusieurs groupes de musique dont Blur et Gorillaz, que je connais plutôt peu mais je m’en fous. Rien que la photo de la page 51, le titre de son nouvel album et tout le bien qu’en dit Télérama, ma curiosité est piquée. En effet, le disque s’appelle The nearer the fountain, more pure the stream flows*  et ça, moi, ça me parle, ça me chante déjà dans l’oreille. Si ça se trouve, en écoutant le CD, je serai déçu mais je m’en moque, le jeu en vaut la chandelle et je veux au moins savoir. Savoir si j’aime, moi aussi. Et pour ça, je vais bien trouver un moyen d’écouter tout ou partie de l’album. Et voir si je me laisse autant emporter par l’eau qui semble couler de façon fluide de la musique de cet artiste. Me laisser aller, c’est tout.

* Plus proche est la source, plus pur est le flot du courant