Et maintenant, que vais-je faire, de tout ce temps, que sera ma vie ?

Après le billet d’avant-hier (« je te fais la gueule, moi ? ») et celui d’hier (« mea culpa, mea maxima culpa »), au lieu de faire un acte de contrition, deux pater et trois ave (ou deux pâtés et trois ave), je propose qu’on passe à autre chose. Mais ce n’est pas une façon de ne pas vouloir reconnaître que parfois, je peux effectivement aller plus loin que la bienséance pourrait l’exiger mais c’est ainsi que je suis fait et ainsi que je fonctionne, ce n’est pas à l’aube de mes soixante ans que je vais pouvoir y changer quoi que ce soit. En aurais-je seulement envie si j’en avais le pouvoir ? Si j’en avais le pouvoir, je ferais encore bien pire que ça, n’oubliez jamais que j’aimerais bien devenir dictateur.

Toutes ces nuits, pourquoi pour qui, et ce matin qui revient pour rien…

Je propose donc qu’on passe à autre chose mais je ne peux pas promettre pour autant que je ne recommencerai jamais car ce serait comme un mensonge programmé. Je n’ai pas toujours de limite et je n’aime pas l’idée de me museler. Tant pis pour moi. Et tant pis pour … Non, pas tant pis pour les autres, je n’irai pas jusque-là. Nous allons bientôt entrer en période électorale et ce n’est pas tout à fait le bon moment pour moi d’oublier qu’on pourrait voter pour moi. Après tout, à l’impossible nul n’est tenu, à ce que je sache. Et comme impossible n’est pas français, je ne sais pas où je voulais en venir avec ce début de phrase et donc, je pense que le mieux, ce serait que je la termine ici.  

Et maintenant que vais-je faire? Je vais en rire pour ne plus pleurer

Je voudrais quand même ajouter une chose : je n’ai pas envie de faire de la peine aux gens que j’aime et aux gens qui m’importent. Alors, si je dois me contenir, ce sera uniquement pour eux. Pour les autres : pisse-froids, gilets jaunes et casseurs réunis, syndicalistes intégristes,  grévistes et souteneurs de piquets de grève, vous n’aurez pas ma haine, juste mon mépris. Ou si, vous aurez aussi un peu de ma haine. Parce que mon mépris risquerait trop de s’ennuyer sans ma haine. Voilà, j’avais juste envie de dire ça. Parce que sinon, je risquais de sauter mon tour et je ne vois pas pourquoi j’aurais fait ça. J’aurais bien tort de me priver et comme le dit Jean-Michel : « Chacun son tour et ça passera ! »

Et maintenant que vais-je faire? De tout ce temps, que sera ma vie?