Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, que ça vous arrive mais suite à la publication de mon billet d’hier « je te fais la gueule, moi ? », j’ai eu deux réactions, l’une de la fidèle Jany, en commentaire directement sur le blog et un mail de Mymy qui était désolée de ce qui arrivait à la personne atteinte de cancer autour de moi et à mon voyage avorté en Islande. Alors, je voudrais juste vous rappeler que dans ce blog, toute ressemblance avec la vérité ne serait que fortuite et un malheureux concours de circonstances dû aux hasards et aux pérégrinations de mon imagination qui est loin d’être asséchée. J’ai eu l’idée de ce reproche d’une cruauté terrible, dans le billet d’hier, alors que j’épluchais des carottes. Ça ne vient que de mon esprit, ce n’est pas une situation réelle.

J’ai toujours eu besoin de m’inventer des vies, de me créer des légendes et de me réfugier dans des histoires que je ne vis pas, que j’aurais aimé vivre ou que j’aurais pu vivre si je m’en étais donné les moyens. Cet homme (on pense que c’est un homme) n’existe pas mais pourrait exister. La personne atteinte d’un cancer et qui suit un traitement à base de rayons n’existe pas autour de moi mais existe dans la vraie vie sans que je la connaisse, certainement. Cette cruauté dont fait preuve l’homme qui fait la gueule, ça existe peut-être. Quand on voit le nombre de femmes tuées par leurs conjoints, des propos aussi honteux ont sans doute déjà été proférés. Ou même destinés à un homme. La méchanceté n’est pas l’apanage du sexe masculin, hélas. En tout cas, désolé, tout a été inventé.

Je ne dis presque pas toujours la vérité et la moitié de ce que j’écris est peut-être fausse et l’autre moitié, si elle est vraie, ça reste à prouver car même moi, je me pers dans mes conjectures. Et si certain(e)s d’entre vous ont été touché(e)s, à la limite, je me dis que si j’ai un talent, c’est celui de faire croire des choses mais j’en ai presque honte. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive et que ça arrive à celles et ceux qui me lisent même si ça n’arrive pas souvent. J’ai un peu honte mais cette honte est mêlée d’un certain orgueil mal placé : je peux être convaincant. Waow, je m’étonne moi-même mais ça m’ouvre des perspectives. Ou pas. Et à la limite, peu importe, peu me chaut. Ce blog est un blog fourre-tout, avec ses défauts et ses écrits parfois politiquement non corrects.