C’est encore suite à un commentaire de Mymy que je vais écrire, ce matin. Hier, elle m’a écrit la chose suivante : « Tant que tu ne te mets pas à renifler les culs pour dire bonjour… », et ce matin, je ne peux décemment pas laisser cette phrase sans réagir. Parce que, il faut que tout le monde le sache, Mymy et moi, nous nous connaissons depuis 1982, nous avons travaillé ensemble en région parisienne pendant 19 ans. Je l’ai quittée dignement pour venir à Bordeaux, en 2000 et nous n’étions pas restés en contact, ce qui est normal, après une telle rupture… Normal ? Ou pas… Et, en 2018, nous nous sommes retrouvés par téléphone et par mail et nous nous sommes revus cette année. De là à dire que nous nous connaissons bien, je ne m’avancerais pas trop, mais bon, non, pas tant que ça.

Quand nous nous sommes revus, en mars dernier, les choses ont été assez évidentes mais j’ai essayé de bien me tenir. Ou de me tenir bien. De respecter les règles de la bienséance. Et je pense y être parvenu. Mais je me suis contrôlé sinon, j’aurais pu être comme un chien fou mais je me suis comporté comme un cabot sage ( !) Je n’allais quand même pas aller leur sauter dessus alors que nous ne nous étions pas vus pendant près de vingt ans, non mais, franchement, on est civilisé ou on ne l’est pas. On a de l’éducation ou on n’en a pas. Et moi, je suis à la fois civilisé et bien éduqué (merci papa, merci maman, tous les ans, on voudrait qu’ça recommence…)  et je sais me tenir en société. Après, lors de soirées privées, je ne dis pas mais comme leur nom l’indique, c’est privé.

Bref, Mymy m’écrit que « tant que je ne mets pas à renifler des culs pour dire bonjour » et moi, je suis obligé de lui répondre, officiellement : « Qu’en sais-tu, Mymy ? » Quand nous nous sommes revus, je viens de te dire que je me suis bien tenu. Nous nous connaissions mais c’est bien une absence de vingt ans qui m’a empêché d’aller te renifler. Sinon, je l’aurais fait car, finalement, tu me connais mal ou tu me connais peu. En effet, moi, quand j’aime bien les gens, j’aime bien aussi les renifler pour leur dire bonjour. Je ne le fais pas à ceux que je n’aime pas ou que je ne connais pas car les culs inconnus, ça m’intimide un peu trop et on ne sait jamais vraiment à qui on a affaire… Bref, Mymy, si nous n’attendons pas de nouveau vingt ans pour nous revoir, sache que tout est possible…