C’est curieux, il me semble que j’ai un truc important à faire aujourd’hui. J’ai cette date dans la tête, le dix-sept octobre mais je ne sais plus pourquoi. J’aurais dû le noter quelque part. Ce qui m’étonne le plus, c’est que dans l’agenda de mon téléphone portable, je n’ai rien marqué. Et si j’ai cette date en tête (je me suis laissé le choix dans la date), ce n’est pas innocent, je me connais quand même. Alors, j’ai regardé la liste des anniversaires à souhaiter et je ne connais personne qui soit né un dix-sept octobre. J’en connais du dix-huit mais pas du dix-sept. Et celui du dix-huit, je ne le vois plus depuis des années alors, bon, je me vois mal lui envoyer un SMS ou une carte avec des bougies et des cotillons. Non, ce n’est pas de ce côté-là que je dois chercher.

Le nouvel album d’Astérix ne doit sortir que le vingt-quatre alors ça n’a rien à voir non plus avec le dix-sept, ça coule de source. Non, putain, je ne me souviens pas de ce que je devais faire ou dire ou écrire ou ne pas faire ou ne pas dire ou ne pas écrire en ce dix-sept octobre. Rien à voir avec ce qui s’est passé en 1448, quand Jean Hunyade a affronté les Turcs et leur sultan Mourad II à Kossovo Polié parce que, d’une part, je ne sais pas grand-chose (pour ne pas dire rien) de cette partie de l’histoire mondiale et, d’autre part, je ne pense pas que ça puisse intéresser la majorité du peu de lecteurs et trices qui me suivent. Le dix-sept octobre, c’est aussi l’anniversaire de la mort de Ninon de Lenclos et de Frédéric Chopin. Vous voulez que j’en parle ? Non ? Bon, d’accord.

Il y a un an, le dix-sept octobre 2018, je n’ai rien noté dans mon agenda donc, ça a dû être une journée banale, ordinaire et sans grand intérêt, tout compte fait. Donc, rien à voir avec ça non plus. Pas plus qu’avec mon billet de ce jour-là, l’an dernier, dans lequel, il était question du syndrome d’Asperger. Ah si, j’ai retrouvé une info importante mais jamais officialisée : le dix-sept octobre 2018, c’est comme pour le dix-sept octobre 2019, j’ai la gorge prise et peut-être bien que ce que je devais faire, aujourd’hui, comme il y a pile un an, c’est de ne pas oublier de prendre mes pastilles, ni mon extrait de pépins de pamplemousse, ni mes jus de citrons chauds, ni mes granules d’homéopathie. C’est ça, ça devait être ça. Je ne vois pas ce que j’aurais pu avoir à faire d’autre.