On peut savoir pourquoi il y a toujours un nombre impair de paragraphes, dans les billets de ton blog, Stéphane ? Oui, bien sûr. C’est une discipline que je m’impose. Oui, je comprends mais pourquoi une discipline impaire ? D’abord, excusez-moi, monsieur le contrôleur, mais impair, ça ne s’accorde pas au féminin. Il n’y a que le masculin qui peut prétendre à l’impair (Et qu’on ne me refasse pas le coup de dimanche dernier, hein ?) Bon, alors, pourquoi une discipline basée sur l’impair ? Parce que ça fait partie de mes tocs. Je compte beaucoup de choses que je fais, chaque jour qui passe et que je vis et il faut que ça tombe toujours sur un chiffre ou un nombre impair, quand j’arrive au bout. Au bout de quoi ? Au bout du tunnel ou au bout du rouleau. Et ça vous arrive souvent ? Tout le temps.

Mais ne pensez-vous pas que vous vous usez à aller à ces deux bouts, tout le temps ? Oui, je suis quelqu’un qui s’use bien. Je le sais autant moi-même que les autres le savent, de moi. Bien et alors, pourquoi cette moyenne de trois ou cinq ? Trois ou cinq parce que j’ai mes limites. Et que bien souvent, quand je m’assieds devant mon ordinateur portable, a priori pour écrire le billet du jour, je ne sais pas du tout de quoi je vais parler. Sur quoi je vais écrire. De quoi je vais être question d’aborder un sujet. Votre phrase n’est pas en bon français. Impossible. Ce n’est pas français non plus. Vous êtes sûr, monsieur le contrôleur ? Oui, je pense que vous avez bogué et que votre langue a fourché. Mais je crois aussi qu’on a compris l’essence même de ce que vous vouliez dire.

Mais alors, d’accord pour le nombre impair de paragraphes. En revanche, pour le nombre de lignes de chaque paragraphe, il y a quelque chose qui ne colle pas. Et pourquoi, qu’est-ce qui ne cloche pas ? Vous n’avez pas forcément un nombre de lignes impair, bien au contraire, même. Ah oui, ça, mais ça, c’est indépendant de ma volonté. Parce que quand j’écris sur Word, ça me fait un nombre de lignes qui n’est pas le même lors de la publication dans le blog. Il n’y a que dans le nombre de lettres, de voyelles et de consonnes, que je peux rester maître de la situation. Et dans la ponctuation, aussi. Vous ne comptez quand même pas les voyelles et les consonnes de chacun de vos billets, quand même ? À votre avis ? Mais vous êtes gravement atteint, ce n’est pas possible autrement !