Non, je ne suis pas qu’un clown qui aime faire rire de peur d’être lui-même obligé de pleurer sur son sort. Parce que moi, je suis comme ça, je suis un nostalgique, parfois mélancolique et donc, j’ai toujours une urgence à tenter de vouloir rire de tout, parfois au détriment de la bienséance. Vous savez, ce n’est pas trop la peine de me le dire, je le sais. Je sais comment je fonctionne. Je sais quels sont mes qualités (nombreuses) et mes défauts (tout aussi nombreux – j’ai failli écrire « minoritaires » mais je me suis abstenu car je ne voudrais pas passer pour un prétentieux, le prétentieux que je suis secrètement – je ne m’en vante pas, je ne suis pas fou...)

Non, je ne suis pas que celui qui aime sortir des bons mots, des mots qui se veulent d’esprit (ah, dis-moi, tu le sens, mon mot d’esprit ?) quitte à passer de temps en temps pour quelqu’un qui manquerait de respect, qui tuerait père et mère pour tenter de faire rire ceux qui sont autour de lui. Non, au fond de moi, au milieu de moi, il y a un cœur qui bat et qui est capable de tant d’émotions tout aussi fortes les unes que les autres. Qui est capable d’aimer au-delà de certaines raisons. Qui est capable d’aimer dans le vide. Ah ça oui, ce petit cœur qui peut tant grossir quand il est ému.

Non, je ne suis pas que le rigolo de service qui écrit des compliments pour toutes les occasions qui se présentent, pour honorer ses amis, ses ex-collègues, sa famille et autres. Qui n’aime rien tant qu’écrire pour essayer de faire plaisir aux autres et qui aiment les éventuels applaudissements qui en découleraient. Non, je suis aussi un être qui a peur, qui redoute et qui hésite. Qui n’ose pas toujours. Qui aurait préféré que… Qui aurait tant voulu que… Et qui se demande toujours s’il ne s’est pas trompé de chemin. Alors voilà, à votre bon cœur, m’sieurs-dames, n’oubliez pas mon cœur qui bat. S’il vous plaît, donnez-lui un petit quelque chose. Il vous le rendra. Il vous le rendra bien.