Je le reconnais, je suis soupe-au-lait et ronchon réunis mais franchement, quand vous allez savoir de quoi il retourne, vous serez obligatoirement de mon avis, ça ne peut pas être autrement. Et alors, on ne pourra plus me reprocher de râler pour un oui ou pour un non.

Mi-janvier, le patron commandes des meubles un peu partout pour aménager l’appartement du huitième qu’il vient de faire refaire et qu’il veut louer assez vite car maintenant, ça suffit, un an de travaux ou presque, ça commence à faire un peu long et il va bien falloir que les choses rentrent dans un certain ordre. Un ordre juste. Et dans le lot, il y a une table, entre autres, chez un grand magasin de décoration, d’origine suédoise et dont le nom s’écrit en bleu sur fond jaune (à moins que ça ne soit l’inverse) et qui commence par « i » et qui se termine par « kea » mais je ne veux pas lui faire de pub, pas après tous ces déboires de livraison.

Oui, parce que le patron considère qu’il a passé l’âge de porter des colis et moi, je suis toujours d’accord avec le patron. Bref, il commande et prend le supplément livraison et avec un supplément de supplément pour définir un créneau horaire de seulement deux heures au lieu de celui qui annonçait entre 9h et 17h. Bon, le jour J, le camion vient mais a été empêché de stationner car c’était la grande braderie bisannuelle du centre-ville et vu le nombre de badauds qui s’y promènent, c’est trop dangereux de venir livrer pour le huitième. Une autre livraison est alors programmée pour une semaine plus tard et là, le chauffeur constate qu’il manque un colis. Une réserve est émise et on attend une réaction proactive du S.A.V.

Que nenni ! C’est moi qui ai relancé Ikea et finalement, après plusieurs interventions auprès d’eux, il devait y avoir une re-livraison cet après-midi. Mais non, ça aurait été trop simple. Le chauffeur vient d’appeler pour dire qu’il arrivait pour reprendre le colis. Putain, on vous a dit qu’on attendait un colis manquant, le plateau de la table Docksta référence 636 quelque chose. Bon, ça veut dire qu’il faut encore contacter le numéro 1 du meuble et de la décoration mais le dernier en termes de livraison et de service-après-ventes. Et attendre encore. Et là, sur cette table, on ne peut rien y faire, rien y poser. Ben non, puisqu’il manque le plateau. Et après ça, on voudrait que je reste calme ?

Tout part à vau-l’eau comme on aurait aimé que le dise Richard Virenque. Dans l’histoire, j’ai quand même gagné une chose. Je devais aller faire la permanence au huitième pour recevoir le colis toujours manquant. Ce n’est plus la peine, du coup. Je vais faire une sieste, tiens…