J’ai failli terminer mon billet d’hier en disant que j’avais rarement des réactions épidermiques contre des gens mais je me suis abstenu et j’ai bien fait. Ou alors, j’aurais dû dire que je parlais des gens en particuliers parce que, en ce qui concerne des groupes de gens, je peux avoir des détestations qui feraient baver d’envie le plus grand misanthrope du monde après Dieu (oui, parce que si Dieu n’était pas un peu misanthrope, il aurait fait l’homme un peu meilleur que ce qu’il est capable d’être) et dans ces groupes de gens que je n’aime pas voire pas du tout : les gilets jaunes et casseurs réunis, les terroristes, les gens qui propagent des fake news (le nouveau concept à la mode), les extrêmes de droite et de gauche, Sens Commun, la Manif Pour Tous et le million de personnes qui est venu à l’hommage national de Johnny Hallyday, en décembre 2017, sauf quelques personnes qui devaient être là plus par obligation que par plaisir, si je puis dire.

On va dire que je mets de la mauvaise volonté et je reconnais que ce n’est pas tout à fait faux et même peut-être un peu, beaucoup, passionnément vrai. Mais bon, je suis comme ça, on me prend ( ?) comme je suis et qui m’aime me suive. Les autres, tant pis pour eux, on va dire, hein ? Et parmi les gilets jaunes et casseurs réunis, il y a cette catégorie dont personne ne parle mais à qui je me verrais bien faire quelque chose contre : ceux qui ne respectent plus aucun devoir. Et en particulier ceux qui ne respectent pas le code de la route, probablement au-dessus des lois qu’ils doivent se sentir, investis de cette espèce de pouvoir qu’ils se sont donnés. Et là, ça fait plusieurs fois que j’en vois, avec leur gilet jaune bien en évidence sur leur tableau de bord, comme une braguette bien remplie dans un pantalon moulant, histoire de montrer qu’on pense avoir la plus grosse, qui sont stationnés sur des passages piétons.

À la limite, soit. Mais aujourd’hui, j’étais particulièrement énervé quand j’ai vu ce gros véhicule posé sur le passage de la sente des Marquises, en face de ma rue et qui empêchait toute personne venant de la sente de passer car avec les barrières qui sont censées protéger les piétons des mauvais stationneurs, si une voiture se met là, on n’a plus qu’à rebrousser chemin et faire le tour du pâté de maison, sous la pluie et dans le vent. Non mais ça veut dire quoi, ça ? J’ai souri, malgré tout car quelqu’un avait arraché à 80% l’essuie-glace arrière du véhicule et avec un peu de chance, une voiture de patrouille allait le verbaliser voire demander son enlèvement. Et là, j’ai applaudi des deux mains, intérieurement car ne pas respecter le code de la route, c’est avoir les moyens de payer des amendes et donc, quelque part, il y a une justice même si elle est loin d’être divine. Et rien que savoir ça, ça me permet de mieux appréhender ces journées moroses et ces week-ends violents à venir.