Ouvrir une boîte de Pandore, ça peut ne pas toujours être négatif. Ça peut apporter tout un tas de joies, petites ou grandes.

C’est vraiment un bain de jouvence que je prends depuis cet été, tout en vieillissant en parallèle. Le principe des vases communicants, c’est exactement ça. Un jour de plus dans la gueule, avec les canicules et les fatigues qui ont pris l’habitude de s’accumuler et de m’encombrer et en même temps (comme dirait Emmanuel M.), je rajeunis de vingt voire trente ans selon les choses qui me reviennent en tête ou celles qu’on me donne, comme des petits cadeaux, globalement tous plaisants. Et même ceux qui m’étaient plus indifférents, dans les gens que j’ai côtoyés pendant ces presque deux décennies dans la même entreprise, ça me fait plaisir (ou presque) d’entendre leur nom.

Mais il en est quelques-uns, une poignée, non, deux poignées qui m’importent plus que les autres. Et parmi eux, on sait déjà qu’il y a Mymy, celle que je n’ai pas vu (re)venir même si c’est moi qui l’ai sollicitée, un peu sans trop bien savoir. Tu parles, après tant d’années… Et puis, grâce à elle, j’ai eu l’adresse e-mail de Lolo, mon vieux complice Lolo Néné, qui a travaillé quelques années en face de moi. Au début, j’avais eu un peu de mal mais assez rapidement, nous nous étions entendus comme deux larrons en foire. C’était à celui qui ferait le plus de jeux de mots les plus tirés par les cheveux, qu’il n’avait jamais très bien coiffés, lui. Et, avec toute l’amitié que j’ai pu avoir pour lui, c’était devenu ma tête de turc dès que j’écrivais des choses autour de l’équipe à laquelle nous appartenions.

Qui aime bien, châtie bien, comme on dit. Eh bien, avec lui, c’était chose largement faite. Heureusement, il avait le sens de l’humour. Et parce que je suis entré en contact avec lui depuis peu, nous avons parlé de choses et d’autres nous concernant et il a évoqué le petit bulletin que je faisais, La feuille de Chou Passif, dans laquelle, justement, je brocardais mes collègues et certains fournisseurs. Et il aurait parlé plusieurs fois depuis vingt ans avec Didi. Ce dernier n’a jamais été un intime au sens propre du terme mais d’avoir entendu son nom, ça m’a fait chaud au cœur. Didi, un garçon on-ne-peut-plus gentil. Qui sait, vais-je le retrouver, lui aussi ?

Et ces trois-là, alors que je ne le pensais pas forcément, en quittant Paris, en 2000, je réalise aujourd’hui combien je suis heureux de les « revoir » aujourd’hui.