Tiens, il repleut ! Oui, mais attention, il repleut peu ou il repleut plus qu’hier (et bien moins que demain ?) C’est dur à dire à voix haute, hein ? Il repleut plus. Tout comme s’il faisait soleil, on dirait, sans quelques difficultés, il ne repleut plus. D’ailleurs, ça pourrait presque porter à confusion, ce mot « plus » qui, un coup signifie beaucoup et un autre coup, qui veut dire que c’est fini. Et ça, c’est exactement ce qui se passe, depuis hier et surtout aujourd’hui : un coup, il repleut plus et un coup, il ne repleut plus. Mais entre les deux, il pleut toujours un peu. Et parfois, un peu plus. Rarement moins. Et on n’en a peut-être pas encore fini, allez savoir.

Depuis ce matin, on a quand même eu le droit de profiter de quelques rares éclaircies. Un peu de lumière dans toute cette grisaille mouillée (attention, on risque de rouiller !) et on pourrait résumer ça ainsi : le temps est humide et le soleil est timide. Et non pas l’inverse. En effet, si j’avais écrit : le temps est timide et le soleil est humide, ça ne voulait rien dire par rapport à mon propos du jour. En revanche, j’aurais pu le dire dans le cadre d’un poème ou d’un effet de style. Un effet de style, c’est un peu comme un jeu de mots mais en plus littéraire. Alors qu’un poème, c’est toujours littéraire. Enfin, je crois. À mon humble avis. De mec qui dit juste ce qu’il a dans la tête.

Et il repleut encore et encore. À croire que ce sont les vases communicants. La planète se réchauffe et les cieux de vident de toutes leurs substances aqueuses. Oui, parce de que tout ce qui touche l’eau, on dit que c’est aqueux. Comme certains pianos mais pas tous. À propos de piano, ce soir, je vais voir le nouveau spectacle de Gaspard Proust, qui n’a aucun lien de parenté avec Marcel car lui, Gaspard, son vrai nom, c’est Gašper Pust, d’origine slovéno-suisse. Et ne croyez pas que c’est pour ça que je vais l’écouter. Je sais, il n’y avait aucun rapport avec le piano. Mais j’ai de la buée dans le cerveau. Il faut dire qu’avec toute cette humidité ambiante.