Ma cousine s’appelle Isabelle. Notre femme de ménage s’appelle Isabelle. Et aujourd’hui, c’est la Sainte Isabelle. Vais-je leur souhaiter une bonne fête ? Non.

Je ne vois pas pourquoi je leur souhaiterais une bonne fête, tout d’un coup, alors que je ne le fais jamais et que je suis un laïc républicain. Je veux bien les honorer (sans double sens) mais pas parce qu’une lointaine Isabelle aurait été sanctifiée voire canonisée, voire peut-être même ointe, non, je veux bien les honorer pour ce qu’elles représentent, pas pour ce que leur prénom symbolise.  

Pourquoi ai-je écrit qu’Isabelle a même peut-être été ointe ? Parce que c’est mon petit doigt qui me l’a dit. Et mon petit doigt, je peux vous assurer qu’il en sait des choses.

D’ailleurs, même dans la Bible, Isabelle est déjà une cousine. Celle de la Vierge Marie. C’est d’ailleurs un point qu’elles n’ont pas et qu’elles n’auront jamais en commun, les deux cousines. Surtout la mienne. Je pense qu’il est plus drôle d’être ma cousine que celle de la mère de Jésus car avec elle, on ne devait pas se taper sur les cuisses tous les jours. Avec moi non plus mais quand même.

Alors voilà, c’est la fête aux Isabelle, c’est la fête à ma cousine et c’est la fête à ma femme de ménage. Faut-il que je débouche une bouteille de champagne ?

Il y en a pas mal qui sont connues, des Isabelle : en passant de l’Adjani à la Mergault, de la Nanty à l’Aubret, de la Carré à la Gélinas… mine de rien, ça en fait quelques-unes et pas des moindres. Je connais beaucoup moins d’Yvette ou de Solange célèbres qui méritent mon admiration. C’est comme ça. C’est la vie. Et c’est beau, la vie, justement, comme le chantait Isabelle Aubret.

En tout cas, vu que nous arrivons déjà à la fin de cette journée consacrée aux Isabelle de tous poils, c’est un peu tard pour faire la fête. On verra l’année prochaine.