Si ça se trouve, mon état intellectuel (ou mental) n’est pas mieux que mon état physique (ou physiologique), c’est vrai ça : compte tenu que j’ai beaucoup éternué, tous ces temps-ci et que j’ai pas mal transpiré, le jour comme la nuit, est-ce qu’une partie de mes neurones ne serait pas partie en même temps que mes sternutations ou lors de mes nombreuses exsudations ? Comme le chantaient d’abord Michel Sardou puis Chimène Badi : je viens d’exsude (quand j’ai de la fièvre.)

Oui si je dis tout ça, comme ça, là, c’est juste que je trouve que depuis quelques billets, j’ai tendance à écrire plus ou moins n’importe quoi et je ne parle pas que du fond de ce que je raconte. Non, même dans la forme (que je n’ai pas au top), je pense que je me laisse un peu aller. On sent que je n’ai pas l’inspiration de mes meilleurs jours. Et parfois, je fais tellement dans l’à-peu-près que je devrais en avoir honte, mais honte…  Mon Dieu, comme j’ai honte, j’en bats ma coulpe.

Tiens, ne serait-ce que dans le billet d’hier, quand j’ai parlé de la soupe Harira bien qui rira le dernier, franchement, bon, oui, moi, j’ai trouvé ça drôle mais est-ce que j’ai pensé un seul instant que ça pouvait choquer le grand public ? Oui, je parle de grand public malgré le tout petit nombre de mes lecteurs réguliers, c’est-à-dire entre 4 et 7 personnes, soient 5 personnes et demie. Et je ne parle que des lecteurs consentants. Les autres, ils ne sont que de passage. Je ne peux pas les comptabiliser.

C’est vrai, me moquer de la soupe de la fin du Ramadan, n’est-ce pas faire un peu offense à tous ces musulmans croyants et pratiquants qui pourraient penser que je n’ai aucun respect pour leur religion ? C’est bien mal me connaître. Car il n’y a pas plus tolérant que moi. À part le juif du même nom. Le juif errant. Pour ceux qui ne connaissent pas. Le juif errant et le tol-errant, c’est un peu la même chose, non ? Bon, je crois que je ne vais pas insister, je sens comme de l’incompréhension, là.

Quoiqu’il en soit, hier, j’ai parlé de la soupe Chorba, aussi. En expliquant que, a contrario de la soupe Harira, d’origine marocaine, surtout, la soupe Chorba venait principalement d’Algérie. En fait, je me suis lourdement trompé et je voudrais présenter mes excuses à tous ceux (s’il y en a) qui ont relevé ma grosse boulette. Chorba n’a jamais été une soupe algérienne, contrairement à ce qu’on a toujours cru, non, Chorba, c’est un grec et il sait très bien danser.