J’ai passé ma nuit avec Mathilde, j’ai réussi à dormir mais elle m’a pris de court surtout qu’elle s’est largement installée, dans les grandes longueurs, presque du genre à prendre toute la place. Heureusement, comme je me levais à 3h du matin pour aller travailler, elle a été obligée de se lever en même temps que moi. Elle a voulu revenir, la Mathilde, eh bien, elle ne va pas faire tout ce qu’elle a décidé et même s’il m’en coûte à moi aussi, je lui ai fait un joli doigt d’honneur quand elle a vu l’heure qu’il était. Elle m’a répondu en me faisant encore plus mal à la tête mais je n’en avais plus rien à faire, à ce moment-là

Mathilde et moi, nous sommes allés travailler. Moi, je me suis abruti dans mon boulot pendant qu’elle essayait de me perturber, de me distraire si tant est qu’on puisse parler de distraction à propos d’une migraine car même si je ne voulais pas lui montrer qu’elle m’embêtait, elle prenait une telle place en moi et dans mon environnement de travail que j’ai beau lui avoir fait croire le contraire, elle ne m’a pas vraiment quitté de la matinée. Comme une obsession. Mathilde m’a obsédé et je lui en veux d’autant plus. Mais bon, contre mauvaise fortune bon cœur, j’ai tenté de ne rien en montrer. De faire comme si.

Je suis allé au cinéma, en début d’après-midi. J’ai bien regardé si elle m’avait suivi mais il m’a semblé que non. Ou alors, elle a été discrète et j’ai passé une séance tranquille. À part la climatisation de la salle qui m’a frigorifié. Je me serais presque cru sur la plate-forme au travail. Bon, le film ne m’a pas captivé mais ce n’était pas grave, c’était histoire de faire un break, je n’en attendais rien de spécial. « Avant d’aller dormir », j’avais beaucoup aimé le bouquin. Je me suis ennuyé devant le film. Mais en sortant, Mathilde était là, pensant que je ne la voyais pas. Une nouvelle fois, Mathilde est revenue et ce soir, je vais devoir encore ruser.