Pourtant, je lui ai dit, au président. Mais il n’a pas tenu compte de mon rappel à l’ordre des choses justes. Ou alors, il a complètement oublié. Une chose est sûre, c’est que ça n’est pas la première fois, cette année et peut-être même l’année dernière aussi pour ne pas parler des précédentes, ce n’est pas la première fois qu’on oublie de fêter l’anniversaire de quelqu’un à qui on le souhaite systématiquement. Parce qu’on l’aime bien ou parce qu’on l’aime tout court. Ou, parfois, parce qu’on n’a pas le choix. Il y a des vœux protocolaires. Et surtout, parce qu’il faut être dans la liste des anniversaires à souhaiter pour qu’on y pense, sinon, la plupart du temps, on oublie. Sauf pour ceux qui sont mémorisés depuis longtemps.

Et cette année, dans les gens dont on a oublié de faire un geste, d’avoir une pensée ostentatoire, il y a Pedro. Pedro Pauwels, le chorégraphe. Normalement, je ne fais pas de pub dans ce blog, du moins, pas ouvertement, mais pour une fois, je vais y penser. Ça compensera peut-être notre manque d’égards au sien. Je pense qu’il ne nous en voudra pas mais on ne sait jamais. Il sait que le lit de la chambre d’amis est toujours prêt pour lui, si l’envie lui prend de venir se détendre chez nous. Son site, c’est à l’adresse suivante : http://www.cie-pedropauwels.fr/. L’année prochaine, peut-être serons-nous à la hauteur. Mais de toute façon, je crois savoir qu’il n’aime pas qu’on parle de son âge.

C’est toujours un peu compliqué, à partir d’un certain âge, de parler d’anniversaire. J’en veux pour preuve, Claude, celui du patron, l’an passé, alors que je venais lui en claquer une pour lui souhaiter un joyeux anniversaire, en pensant être spirituel, je lui ai dit la phrase bateau : « Alors, une de plus ? » Et lui, de me répondre, sans méchanceté mais je ne l’ai pas oublié, bien au contraire, j’y repense souvent : « Non, une de moins, à vrai dire. » Je l’avais trouvé un peu pessimiste mais si on y regarde de plus près, c’est bien lui qui a raison. Et quand on se fait souhaiter son anniversaire, heureusement qu’on ne sait pas que c’est peut-être la dernière fois. Et maintenant, je voudrais bien terminer ce billet sur une pirouette histoire de finir par un sourire mais je n’en trouve aucune.