Hier, c’était le premier jour de l’automne et je m’en suis allé lent. Comme dans l’évangile de ma propre équinoxe. Je m’en souviens d’autant plus que ce poème-ci reste un de mes préférés et la meilleure preuve, c’est qu’il y a pile un an, je le publiais pour la énième fois. Pour la première fois dans ce blog mais il le fut également dans les deux précédents, d’il y a quelques années, alors que j’en publiais régulièrement. Quand je manquais un peu d’inspiration, à vrai dire.

S’il y a un poème que je ne peux pas publier à un autre moment de l’année, c’est bien celui-ci. Il s’intitule Équinoxe et il parle de l’automne de ma vie qui n’est pas loin, qui se rapproche de plus en plus. J’ai la chance de pouvoir vivre un été indien dans ma vie personnelle. C’est un cadeau inespéré. Je ne crois pas au destin ni à la fatalité mais bien plus aux hasards et quand je pense à tous ceux qu’il a fallu pour que tout ça se produise… c’est mon côté Lelouchien, ça.

Aujourd’hui, je n’ai rien de spécial à raconter. Si je n’avais pas déjà publié mon poème l’an dernier, je l’aurais fait cette année, aujourd’hui même si l’automne, le premier jour de l’automne, c’était hier. Le premier jour du reste de ma vie. Et cette année, plus encore que les précédentes, j’ai un pressentiment. Je crois que j’ai bel et bien été contaminé par cette maladie incurable qu’est la vieillesse. Il va bien falloir que je m’y fasse. Même si je n’en suis qu’à ses débuts.