Crawl orange, ça pourrait être le nom d’un cocktail à base de jus d’orange, comme l’indique la seconde moitié de son nom mais maintenant, il me faudrait imaginer quoi mettre avec qui donne l’impression de crawl. La question est posée, elle méritait de l’être, sinon, je ne l’aurais pas fait et elle attend une réponse et ça, ça fait partie de mes petits plaisirs : me poser des questions tout aussi existentielles qu’absurdes : un éjaculateur précoce est-il père plus jeune que les autres ? Mais ça, c’est un exemple, ça sera peut-être l’objet d’un autre billet. Ou pas.

Non, crawl orange, c’est autre chose. C’est avant tout un titre de billet publié dans un blog. Et ensuite, c’est une association d’idées suite à ma visite à la bibliothèque, hier après-midi. Je suis allé rendre une dizaine de CD et deux DVD (Vacances romaines et Un témoin dans la ville, pour ceux que ça pourrait intéresser) et quand ce fut mon tour de rendre tout ça, à côté de l’employée qui les passait au scanner pour valider leur retour, mon regard a été accroché par la quatrième de couverture d’un livre. Il me semblait qu’il y avait des questions que j’aurais pu me poser tout seul.

J’ai retrouvé cette quatrième de couverture sur Internet en consultant un site marchand de biens culturels et je vous en livre deux ou trois : vous rapetissez jusqu’à la taille d’une pièce de cinq centimes et êtes projeté dans un mixeur. Les lames entrent en action dans soixante secondes. Que faites-vous ? Un homme a poussé sa voiture jusqu’à un hôtel et perdu sa fortune. Que s’est-il passé ? Et ma préférée : nage-t-on plus vite dans l’eau ou dans le sirop ? Et figurez-vous que cette question a déjà été soulevée par quelqu’un que tout le monde connaît au moins de nom : Newton. Il aurait même travaillé sérieusement sur la viscosité dynamique.

Si vous allez sur Wikipedia, vous trouverez un article tout aussi concis que bref à ce sujet et je ne peux résister à vous donner la définition de la viscosité dynamique : pour un écoulement laminaire d’un fluide, la viscosité dynamique est le rapport de la contrainte de cisaillement au gradient de vitesse perpendiculaire au plan de cisaillement. Et en gros, pour en revenir à la question de savoir si on peut nager plus vite ou pas dans le sirop, d’après les derniers chercheurs, oui, ça n’influerait en rien. Je ne vais pas vous faire une deuxième démonstration, je pense que là, tout est clair pour tout le monde.

Et moi, j’ai envie d’ajouter quelque chose, de poser la question subsidiaire et notamment à madame Championne, Monique G. de Saint-M. dans les Deux-S. (je sais qu’elle préfère rester discrète, c’est pour ça que je respecte son anonymat) : alors, au vu de tous ces éléments, je suis en droit de me demander si on remplissait une piscine de jus d’orange, que quelqu’un plongeait dedans et se mettait à faire un crawl, compte tenu de la forte teneur (a priori) du jus d’orange, nagerait-on plus vite grâce à toutes ces vitamines ou pas ? Cela pourrait-il être considéré comme du dopage ?