Hier, ce fut une grosse journée. Une grosse journée qui a débuté par la tournée des magasins pour faire le plein. Le plein de courses alimentaires et pour étancher nos soifs de bien-être. Quelques nourritures spirituelles ? Non, même pas. Rien que du tangible et du bien remplisseur de réfrigérateur. Et quand on est en location comme en ce moment et qu’on n’a qu’un « petit » frigo, on doit même faire très attention à ne pas acheter trop pour dépenser plus et ne pas savoir comment ranger les produits pour bien les conserver.

La grosse journée a ensuite continué avec un peu de farniente avant le déjeuner, sur une serviette, sur le sable, histoire de me reposer avant la folie de la fin de la journée à venir. On annonçait un début de dégradation du temps (et non pas de la météo) mais moi, j’attendais plutôt un tourbillon de bons moments, de partages avec papa, maman, pas la bonne, notre copine Renée mais pas Yvonne, le patron, le président et moi. Nous allions être six, ce qui n’était pas prévu, initialement, les choses devaient se passer de façon plus progressive.

Mais le matin, en allant faire les courses, la championne m’a annoncé qu’ils ne partaient pas à Angers comme prévu alors, je lui ai demandé si, avec son agent, ils aimeraient venir un jour plus tôt pour nous retrouver. Elle a dit oui, alors, je me suis organisé en conséquence. Et le patron devait aussi arriver dans l’après-midi. Alors, après une petite promenade sur le Remblais, j’ai fini par aller me reposer, me poser de nouveau sur ma serviette sur le sable chaud. Avant l’arrivée de tout mon petit monde. Jusqu’à leur appel pour me dire qu’ils sont venus, qu’ils sont tous là.

Et là, en un quart d’heure, ce fut un petit moment de folie bien sympathique, de retrouver le patron sur le Remblais, les parents dans leur voiture devant la boutique de Daisy Love, le petit magasin de slips, maillots et autres strings de bain et sa vitrine qui se veut sulfureuse mais qui ne l’est pas. La folie n’était pas là où on avait voulu me la faire croire. Je suis monté dans la voiture des parents pour les piloter jusqu’à un endroit pour se stationner, je les ai aidés à apporter leurs valises jusqu’à l’appartement et je suis redescendu sur la plage où m’attendait le patron, qui avait déjà goûté l’eau.

Et là, enfin, après une marche d’une demi-heure, dans l’eau et les méduses échouées, nous nous sommes posés, tous les trois, la championne, le patron et moi et là, nous avons vu apparaître une femme très âgée, peut-être Daisy Love, teinte en blonde, avec une longue tresse sur le côté, une fleur dans l’autre côté de ses cheveux, des vêtements aux couleurs vives et une valise avec ses affaires de plage. C’était comme si Barbie en retraite venait se prélasser sur le sable. Une vieille Barbie. Un grain de folie sur la plage.