15 juin 2021

c’est bientôt l’heure du goûter ?

Bonjour monsieur, je peux vous poser des questions ? Bonjour monsieur, oui. Vous êtes qui ? Vous n’êtes pas ma femme ou mon fils, par hasard ? Non, je suis juste venu vous poser des questions, si vous le voulez bien mais on ne se connaissait pas, jusqu’à maintenant. Ah oui, d’accord. Vous non plus, vous ne me reconnaissez pas ! Non, moi, je ne vous connais pas, c’est la première fois que je vous vois. C’est bientôt l’heure du goûter ? Ah je ne sais pas, il est 15h40, à quelle heure vous goûtez,... [Lire la suite]

28 octobre 2020

fait comme un rat

Hier, après avoir cuisiné comme un forcené pendant plus d’une heure trente, histoire de prendre un peu d’avance sur les jours à venir (surtout, ne jamais être en retard, hein, Stéphane ?), j’ai décidé de descendre ma poubelle parce qu’elle était pleine. Et je n’aime pas quand ça traîne, un sac poubelle. Et déjà que ça sentait les lasagnes de pommes de terre dans tout l’appartement, je ne voulais pas que ça sente les détritus en plus. Et voilà que j’enfile mes sandales du genre Birkenstock (faux et usage de faux mais j’assume) et... [Lire la suite]
24 octobre 2020

jamais je ne te tuerai

Je le sais intimement, jamais je ne te tuerai quoique tu fasses ou quoique tu ne fasses pas. Quoique tu me fasses ou quoique tu ne me fasses pas. Je ne te tuerai jamais. Jamais, au grand jamais. Et même si tu me poussais à bout. Et même si tu ne m’aimais plus. Et même si tu ne m’aimais pas. Et quand bien même, je pourrais avoir mille et mille et une raisons de t’en vouloir. Et même si je me trompais sur ton compte. Sur tes intentions. Sur ce à quoi tu peux penser quand ce n’est pas à moi. Je le sais pertinemment, jamais je ne te... [Lire la suite]
19 mars 2016

dont dix

Onze ans dans cette entreprise étrange et pénétrante, comme les odeurs qu’elle dégage. Oui, parce que quand on bosse chez un mareyeur, même dans les bureaux, on sent le poisson. Mais pas que. On sent le poisson mort. Et ça, il y a des matins où c’est plus difficile que d’autres. Mais contre mauvaise fortune, bon cœur, on s’accroche et on n’oublie pas de mettre une fleur à son fusil sinon, ce sont ses jambes à son cou qu’on risque de prendre. Et voilà, j’y vais chaque matin, du mardi au samedi, jours fériés compris, sauf quand c’est le... [Lire la suite]
17 février 2016

post pénultième

Il faut dire, à ma décharge, que je m’en moque un peu, des soldes, moi. À force d’avoir le dressing plein de vêtements dont la moitié, au moins, n’est jamais portée, les soldes, c’est vraiment pour ceux dont la carte-bleue les démange. C’est de moins en moins mon cas. En plus, pour aller bosser, inutile de faire des frais vestimentaires, même si je ne quitte jamais mon bureau, ça sent le poisson quoiqu’il arrive. Alors, je vais les user jusqu’à la corde, les vêtements que je mets pour le travail. Les user jusqu’à ce qu’ils n’en... [Lire la suite]