J’ai parlé de Zola en début de mois et je vais clôturer ce mois de juin avec lui. Depuis Une page d’amour, qui fut un peu douloureuse pour moi, j’ai relu Nana, Pot-Bouille, Au bonheur des Dames et La joie de vivre. Comme je suis dans les Rougon-Macquart non-stop depuis début avril, je dois dire que le début de La joie de vivre a été un peu laborieux, pour moi. Parce que c’est loin d’être un roman léger vu que contrairement à son titre, il y est surtout question du mal de vivre. Des difficultés à entrer dans ce roman plutôt mal connu, dans la série mais une fois les cinquante premières pages passées, j’avais hâte de replonger dedans à chaque fois que ça m’était possible. Le prochain volume que je vais me taper (il n’y a pas d’autre mot car cette fois, je sais que je vais y aller à reculons), ce sera Germinal, probablement aujourd’hui, quand je vais rentrer de chez ma mère vu que je viens d’y retourner, là, depuis hier après-midi, tout seul.

Je ne vais pas m’étendre sur Nana, il y a déjà suffisamment d’hommes qui l’ont fait avant moi, c’est un des personnages de Zola les plus connus mais je dois dire que si on me demande quel est le titre que je préfère dans cette saga des Rougon-Macquart, j’aurai un peu de mal à répondre sans hésiter mais je pense que j’en mettrai trois sur un podium sans préciser dans quel ordre, pour ce tiercé littéraire : Pot-Bouille et Au bonheur des Dames, qui se suivent et L’œuvre, que je relirai juste après Germinal et pour laquelle, j’ai une tendresse particulière dans les souvenirs que j’en ai. Pourquoi Pot-Bouille ? Parce que l’histoire de ce jeune provincial qui monte à Paris et qui se tape tout ce qui bouge, il me ressemble tellement. Sauf que moi, si je suis bien monté à Paris, à 20 ans, je ne me suis pas tapé tout ce qui bougeait. Pas tout à fait. Non, non, il est hors de question que je raconte ça alors que ma mère va lire ce billet. Passons à la suite.

Et pourquoi Au bonheur des Dames ? Parce que c’est, à mes yeux, le plus sensuel de tous les Rougon-Macquart et la façon qu’a eue Zola de décrire les rouages d’un des premiers grands magasins parisien, moi, ça me transporte. Et en plus, il y a une belle histoire d’amour, un peu longue à se mettre en place mais bon, une belle histoire d’amour. Quant à La joie de vivre, je reconnais que ça ne peut pas être un livre que le grand public aime mais pourtant, ce mal de vivre que Zola décrit à travers le personnage de Lazare, c’est tellement criant de vérité. Non, ce n’est pas un livre enthousiasmant car on n’aimerait pas être à la place des membres de la famille Chanteau mais si on y regarde de plus près, on a tous plus ou moins connu ce genre de moments de déprime et on a tous quelqu’un autour de soi qui est mal dans sa peau. Rares sont les vrais optimistes toujours heureux de vivre. Alors ma foi, même quand c’est noir, Zola, ça vaut.