Il y a un moment que je n’avais pas regardé l’émission Un dîner presque parfait et là, cette semaine, je me suis tapé les 5 épisodes spéciales « au camping » en replay sur trois jours. Et j’en ai eu plein les yeux et plein les oreilles. Car j’avais oublié combien souvent, le niveau de certains candidats était déplorable et je ne parle pas spécialement de cuisine, quand je dis ça, je parle en général. Ça contient aussi et surtout le langage, le vocabulaire et tout ce qui concerne l’expression orale. Et là, franchement, au camping, ce n’est pas pour dire mais franchement, au camping, hein… Je dis ça, je ne dis rien. Ce qui n’est pas juste car sur 5 candidats, trois étaient normaux mais le beau gosse, ex-mister Haute-Garonne et le petit nerveux, autoproclamé Roi du camping, là, vraiment… Vraiment...

En gros, le Roi du camping, il ne vit que pour le camping sous la tente et ne pense que camping et ne respire que camping. Il est à lui seul la caricature de tous les personnages des films de la trilogie du même nom. Les tongs, le tee-shirt à son effigie et tout son repas servi dans du plastique ou du métal (assiettes, couverts, gobelets…) À la limite, c’est tout à son honneur mais bon, quand il est dans son élément, seulement. Car le soir où la femme un peu snobinarde a organisé un dîner « château au camping » car elle n’aime que les endroits 5 étoiles, il n’était pas vraiment à sa place et, alors qu’il en a eu besoin, le petit gars, il s’est carrément mouché dans sa serviette en tissu. Aux yeux des quatre autres convives autour de la table. Et il a continué de s’essuyer avec pendant le reste du repas.

Quant à l’ex-mister Haute Garonne et ex-Mister Camping, il y a quelques années, il sait qu’il fait partie de ce qu’on appelle les beaux gosses (pas pour moi) et il s’écoute tout le temps : quand il parle, quand il se montre, quand il regarde les autres… Mais malheureusement pour lui, il n’a pas beaucoup vécu. En tout cas, il n’a pas connu beaucoup d’autres choses que sa propre personne. Et s’il sort certains mots, ce n’est pas toujours à bon escient. Lui, son truc, c’est parler de vaisselles luxuriantes au lieu de luxueuse. Et quand on lui sert des petits légumes farcis posés en vrac dans une assiette, il trouve que ça fait restaurant étoilé. Il rit peu. Il ne sourit pas beaucoup plus. Comme s’il était déjà tiré. Ou alors, peut-être rit-il face à sa propre personne, devant son miroir ? Pathétique.