Comme j’écris toujours mon billet du jour la veille du jour de sa publication, je suis un peu embêté, hier soir, donc, ce matin, car entre temps, il y aura eu l’allocation présidentielle d’Emmanuel Macron, ce soir, donc, hier soir, à la télé, concernant le coronavirus. Et je ne peux rien écrire sans prendre le risque d’être ridicule car comme je ne sais pas ce qu’il va dire, ce qu’il va annoncer, si ça se trouve, des choses graves et à l’heure où j’ai écrit ces lignes qui seront publiées demain matin, avant 4 heures, je serai le bec dans l’eau, incapable de savoir si ce que j’aurais pensé et dit sera recevable ou non. J’ai une vie extrêmement compliquée et je ne comprends pas qu’il n’y ait que moi qui sois capable de m’en rendre compte, que ce soit la veille V, le jour J ou le lendemain L. Est-ce que je suis clair pour tout le monde, du moins, en France ?

En gros, si nous avons appris hier soir (ce soir, en réalité, dans un peu plus d’une heure puisque j’écris à 18h45, jeudi 12 pour publication vendredi 13) que la France a décidé de se confiner comme vient de le faire l’Italie, je pense que ça va être un peu compliqué pour une partie des gens car il y aura toujours des esprits chagrins pour dire qu’ils avaient prévu une fête entre amis avec de l’alcool, des pilules d’ecstasy et peut-être même du GHB parce que sinon, une fête sans GHB, c’est un peu triste. Il y a aura toujours des gaulois réfractaires pour dire qu’ils avaient prévu une énième manifestation au nom de tous les autres français et qui vont bien penser que cette épidémie (ou cette pandémie) n’est qu’une invention du gouvernement pour faire taire les opposants à toutes ses réformes. En fait, ce n’est qu’une opération de manipulation.

Parce que les milliers de morts dans le monde, c’est évident que ce n’est qu’une vue de l’esprit de ceux qui n’en ont pas assez pour pouvoir réfléchir. En tout cas, mention spéciale aux personnels du corps médical dont certains sont rappelés alors qu’ils étaient en retraite depuis jusqu’à cinq ans et d’autres, appelés alors qu’ils sont en fin d’études mais pas encore diplômés. On sait toute la charge qu’ils ont déjà sur les épaules en temps normal mais là, c’est du dévouement aussi noble que le bénévolat. Ces réservistes méritent bien plus que la considération de tout un chacun : j’aimerais que tous les cheminots, conducteurs de métro, personnel de l’éducation, routiers, fonctionnaires et assimilés aient en tête que eux, ne seront probablement jamais appelés en cas de crise. Mais que ceux du médical auront été là pour eux.